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Mieux dater la population d'un censier de la guerre de Cent Ans

Un censier est un document récapitulant tous les noms des tenanciers d’une seigneurie avec le montant annuel de la redevance foncière que chacun doit. C’est une pièce comptable et non un acte, aussi ne dispose-t-il pas forcement de tous les éléments qui nous sont nécessaires pour l’identifier. 

Le censier commun aux seigneuries de la Templerie et de Brandeau1 propose un bon millier de noms de personnes essentiellement à Vairé et Saint-Julien-des-Landes. Saura-t-on le dater du début ou du milieu du XIVe siècle ? 

Seul moyen pour dater ce censier : identifier les seigneurs cités dans les extraits d’aveux des deux seigneuries. Celles-ci relèvent pour une petite partie de la châtellenie de Rié (Riez) et pour l’essentiel de celle de la Maurière, relevant elle-même de Brandois. 

L’un des seigneurs suzerain est : demoiselle d’Avaugour, dame de Thouars d’Esnandes et de Rié (Riez). Sachant qu’Isabeau d’Avaugour fut bien dame de Thouars par son mariage avec le vicomte Louis Ier (+ 1370), l’était-elle aussi de Rié et d’Esnandes ? Sa fille Peronnelle, vicomtesse à la mort de son père, a-t-elle pu être appelée demoiselle d’Avaugour ? 

Autre suzerain, Monseigneur de la Suze et de Briollay, de la Mothe-Achard et de la Maurière. Est-ce Jean de Craon, sire de la Suze (+ 1432), mais possédait-il la Mothe-Achard qui semble n’être entrée dans le patrimoine familial qu’au mariage de son petit-fils Gilles de Retz ? Est-ce le frère cadet de Gilles de Retz, René (né en 1407) ? Il est fait allusion deux fois à Monseigneur de Rais (Retz), de la Mothe-Achard et de Rié. La baronnie de Retz est passée de la famille de Chabot à Guillaume II de Montmorency-Laval en 1406, à la suite d’une négociation menée par son père Jean de Craon au terme de laquelle Guillaume relevait le nom de Retz. Cette titulature correspondrait-elle à des actes passés entre 1406 et 1415 (année de la mort de Guillaume) ? S’appliquerait-elle à son fils ? 

Antoinette Templeronne, dame pour qui le censier fut rédigée, vivait-elle au début du XVe siècle ? Un acte très abrégé la dit épouse de Briand Manguy, ce que d’autres actes confirment en 1413 comme en 1455. Mais n’est-ce pas lui attribuer un bien long mariage, surtout si l’on en croit le Comte de Loisne qui en 1898, dans son Histoire généalogique de la maison Foucher2, prétend p. 26 que leur fille ne s’est mariée elle-même qu’en 1490. Or, notre Antoinette Templeronne est aussi donnée comme femme d’Elie Templeron, principal seigneur cité dans le censier et dont elle aurait pu être veuve avant d’épouser Briand Manguy. 

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1. Arch. dép. Vendée, 179 J 

2. Arch. dép. Vendée, BIB 1412 


Date de publication : 12 juin 2015

Auteur du billet : Archives Vendée £

Liste des commentaires

Le 12/06/2015 à 15h51, MARQUET a écrit :

D'après ce que j'en ai lu, du XIème au XIIIème siècle Guillaume de Riez et ses héritiers portèrent le titre de Seigneurs d'Aspremont, du Poiroux et d'Aizenay. La dernière héritière de la Maison d'Aspremont, Jeanne, était la fille de Gallois d'Aspremont qui apporta la seigneurie de Riez avec celles du Poiroux, d'Aizenay et d'Aspremont à Savary V de Vivonne, seigneur des Essarts, de Thors et d'Esnandes.
Savary V de Vivonne (1355-1396) était le fils de Renaud Ier de Vivonne, Seigneur de Thors et de Catherine d'Ancenis, dame d'Esnandes (1320-1384).
Marié à Jeanne, Dame de Reignac d'Aspremont (1360-1409), fille de Galois d'Aspremont, il a eu une fille, Isabeau de Vivonne, marié à Charles de Châtillon, Comte d'Avaugour (+1434). De cette union est née Nicole de Châtillon, future comtesse de Penthièvre (1424-1479), mariée en 1437 avec Jean de Brosse.

Le 15/06/2015 à 11h07, MARQUET a écrit :

Jean de Craon était seigneur de la Suze mais pas de la Mothe-Achard et de Maurière ni de Retz. La Mothe-Achard est dans l'escarcelle de la branche cadette des de Chabot depuis que Thibaud III a épousé en 1092 Marguerite de la Mothe Achard et de la Maurière, fille de Guillaume et d'Olive de la Rocheservière. Son petit-fils Girard Ier (vers 1197-1269) ajoute Retz et Machecoul en épousant en secondes noces Eustachine, fille de Raoul Seigneur de Retz et Salvagine de la Mothe-Achard. L'Héritage passe à son fils Girard II (1245-1296?) qui épouse en secondes noces Jeanne de Craon Dame de la Suze. On en arrive à Guy II de Montmorency-Laval (+1415), petit-fils de Jeanne Chabot dite "la folle" qui épouse en 1404 Marie de Craon (1387-1415), fille de Jean, pour régler la querelle de la succession de Jeanne Chabot dite "la Sage" (+1406), Dame de Retz, Machecoul, La Mothe-Achard et Avrilly. Il est donc Seigneur de la Suze aux droits de son épouse, il le deviendra à titre personnel après la mort de son beau-père Jean de Craon. Leur fils René (1407-1473), (frère de Gilles), était Baron de Retz, Seigneur de Machecoul, La Suze et autres, et a succédé à sa nièce Marie (1429-1457) sans postérité. La fille de René et d'Anne de Champagne, Jeanne de Laval Dame de la Suze (vers 1456-1473) s'est mariée à François de Chauvigny Vicomte de la Brosse (vers1430-1491). Leur fils André III de Chauvigny a repris la succession. Il est décédé sans postérité en 1503. La Baronnie de la Suze retournera alors aux héritiers de Jeanne de Craon.

Le 15/06/2015 à 12h07, MARQUET a écrit :

Reste l'interrogation sur Antoinette Templeronne. Le nobiliaire universel de France nous dit au sujet des Foucher-Brandois que Bertrand Foucher de Brandois, seigneur du Gué (fils de Jacques et de Jeanne de la Muce - mariage en 1458) épousa Marie de Manguy, fille de Tristan Manguy Seigneur du Bois Béranger, La Cour-Manguy et le Brandeau . Briand Manguy qui aurait convolé avec Antoinette était-il de cette lignée ?
Jean Ier de la Muce s'était marié clandestinement en 1333 à Jeanne Chabot dite "la folle", son père l'ayant déshérité à cause de ce mariage.
C'est Jeanne de la Muce qui fit passer la terre du Brandeau dans la maison Foucher.

Le 16/06/2015 à 14h21, Archives Vendée £ a écrit :

L'histoire des Chabot est très compliquée donc sujette à certaines erreurs chez les compilateurs. Il est important de bien citer les sources pour qu'on sache sur lequel on s'appuie.
Cela étant, les questions sont-elles pour autant résolue ?

Doit-on comprendre que Nicole de Châtillon pouvait être appelée demoiselle d'Avaugour et être reconnue dame de Thouars (ou Thors ?), d'Esnandes et de Rié ?

Qui par ailleurs, sous le titre possible de Mgr de la Suze et de Briollay, a réuni La Mothe-Achard et la Maurière ?

Enfin, Antoinette Templeronne est bien dame de Brandeau d'après le censier. Cette terre n'a pu rejoindre le patrimoine des Foucher qu'après elle. Mariée sans doute à Briand de Mainguy, sa fille aurait épousé un Foucher. Ou sa petite-fille, ce qui serait préférable pour comprendre l'acte. L'Histoire généalogique des Foucher de Brandois est visiblement à la fois fautive et lacunaire à ce sujet.

De la résolution de ces énigmes relève la datation de ce censier.

Le 16/06/2015 à 17h51, MARQUET a écrit :

L'Histoire de toutes les familles de la noblesse française est compliquée à suivre du fait des alliances, des héritages... Pour les Chabot comme pour les autres tout le monde se sert aux mêmes sources. Le site Racines et Histoire a dressé des généalogies très fouillées par Branche, que chacun peut recouper avec les vieux textes mis en ligne sur Books Google. Il suffit d'ailleurs de taper Maison Chabot sur le géant Google pour avoir de quoi s'occuper. On peut ensuite approfondir chaque personnage.
Pour dater votre censier il faut trouver les bonnes personnes. Vous nous donnez deux suzerains et une commanditaire d'ouvrage. Il faut qu'ils aient vécu au même moment et qu'ils aient des intérêts communs. C'est une lapalissade, mais pour ce faire il faut bien essayer de cerner les personnages !
Tout est proposé et contestable.

Le 16/06/2015 à 18h16, Archives Vendée £ a écrit :

Bien entendu que les personnages dont l'identification est proposée ici ont vécu à la même époque : tout l'intérêt de les croiser est d'arriver à cerner une date.

Nous sommes ici sur un acte, soit une pièce concrète ayant une réalité indubitable. Il faut évidememnt se servir de la bibliographie pour trouver les personnes concernées, mais avec prudence et en sachant bien quels auteurs on utilise. Ce n'était pas plus simple pour eux que pour nous.

Le 16/06/2015 à 19h19, MARQUET a écrit :

Il ne faut pas confondre Thors en Saintonge et Thouars. Le texte original indique-t-il vraiment Thouars ou s'agit-il d'une erreur de transcription ?
La Demoiselle d'Avaugour peut-être soit Isabeau, soit sa fille Nicole. Charles de Blois-Châtillon est décédé en 1434. Isabeau on ne sait pas, mais en 1457 elle était feue car dans les Actes Royaux du Poitou, le 6 Août 1457, on trouve une rémission accordée à Renaud de Vivonne emprisonné pour faux dans une cession de terre accordée par la défunte Isabeau, et c'est Nicole et son époux Jean de Brosse qui sont parties en tant qu'héritiers. Dans ce texte Isabeau est dénommée tantôt demoiselle Isabeau, tantôt Dame Isabeau, ce qui ne nous avance pas.
C'est à déterminer pour situer à peu près la date du Censier. Cela ne peut-être que postérieur à 1434, sinon ce serait Charles qui serait mentionné.

Le 17/06/2015 à 18h55, Archives Vendée £ a écrit :

Thors ou Thouars ? Il faut faire en effet le bon choix. Le texte propose Thours ou Thonrs (vue 26 des images, transcrit vue 25 u PDF). Ce peut,bien être Thors, surtout si cela nous fait déboucher sur une date plausible.

Peut-on avoir les références des textes cités par Marquet ?

Le 18/06/2015 à 00h07, MARQUET a écrit :

Thors me semble être le bon choix. Car pas de Thors pas d'Esnandes.
Voir par exemple : "Le grand dictionnaire historique de Louis Moreri (Vivonne p.128)". "Histoire généalogique et chronologique de la Couronne de la Maison Royale de France, les grands fauconniers" d' Anselme de Sainte Marie Tome 7 (p.763-765)". "Le palais de l'honneur des familles de France" Anselme de Sainte Marie" p.694."Eléments de l'Histoire de la Commune de Thors - Gazette de Puteaux".
Par ailleurs dans "Histoire généalogique et héraldique des Pairs de France" on lit p.6 que le 3 août 1435 Charlot Meynard, écuyer, Seigneur de la Cornetière et de la Châtellenie de la Maurière, rendit pour cette dernière, foi et hommage au Seigneur de la Motte-Achard. On voit également aux pages précédentes que son arrière grand-père Jean était le Premier du nom à être Seigneur Châtelain de la Maurière. Ce qui veut dire qu'Antoinette ne l'a été qu'après 1435, car les descendants Meynard ne sont plus dénommés ainsi, du moins dans ce livre.
Enfin, Antoinette est citée pour le fief de la baillie de Maurière représentée par Briand Manguy son mari, et pour une terre de la ligence de Rié, par Hélie Templeron également son mari. La voilà bigame ! Soit Hélie est son père et Briand son mari, soit le contraire, soit il y a deux Antoinette Templeron, la mère et la fille, soit le censier couvre plusieurs années. Quel dommage que le document ne soit pas complet. Il était certainement clôt par la date de rédaction.

Le 22/09/2015 à 00h08, James a écrit :

Il est intéressant je crois de faire une lecture croisée de ce censier avec la pièce 335 datée du 25 janvier 1451(?). Hommage de Vayré rendu par l'abbaye. (Cart. n°287) retranscrit page 505 et passim , in "Cartulaire de l'abbaye d'Orbestier : Vendée : [1107-1454] / Louis de La Boutetière" Source gallica.bnf.fr
On peut y lire bien évidemment des noms de lieux, mais également ceux de personnages ainsi qu'un contexte qui pourraient éventuellement donner des pistes précieuses....
Mais peut-être a-t-on déjà fait ce rapprochement?

Le 22/09/2015 à 09h11, Archives Vendée £ a écrit :

Merci de ces intéressants apports. Comme l'avait justement vu Marquet, l'une des dames qui permettront de dater ce document n'est pas de Thouars mais de Thors. On la retrouve citée avec son frère Renaud dans les archives de la baronnie de Rié qui seront publiée sur ce site dans les prochains jours. En 1409…, mais dans un très long et très intéressant acte qui est en fait une copie très fautive du XVIIe siècle !

Merci à James d’avoir pensé à u rapprochement avec le cartulaire de la Boutetière. Une piste à creuser.

Le 23/09/2015 à 02h30, James a écrit :

(suite) indices pour peut-être approcher une piste pour l'identification d'un individu du censier....

- Aveu d'une maison à la Mothe-Achard, 27 juillet 1444 : «Sachent que tous que de très noble et très puissant seigneur mons(r) de la Suze, de Virolay, de la Mothe Achart et de la Menrière, et à cause et pour raison de son chasteau et chastellenie dud. lieu de la Mothe Achart (...)»
in "Cartulaire de l'abbaye d'Orbestier : Vendée : [1107-1454] / Louis de La Boutetière" Source gallica.bnf.fr: p. 488.

- Arrêt rendu aux assises de la Menrière contre Jean Belineau, 7 mai 1367 : (est mentionné «très noble et puissant seigneur mons(r) Girart s(gr) de Rays»)
in "Cartulaire de l'abbaye d'Orbestier : Vendée : [1107-1454] / Louis de La Boutetière" Source gallica.bnf.fr: pp. 255-256.
N.B. plusieurs noms sont présents dans le censier : Jean Belineau, Regnauld de Villeneufve...


D'autre part, toujours dans la pièce 335 datée du 25 janvier 1451(?). Hommage de Vayré rendu par l'abbaye), on constate également que de nombreux noms sont présents dans le censier, par exemple:
Censier, p. 11 : (teneur Perot Sauvé) / Cart. p. 515 : feu Perrot Sauvé
Censier, p. 33 : je, Guillaume Fort, prebtre institué en la chappellanie de la Chaignellère / Cart. p. 513 : feu messire Guillaume Fort presbtre à cause de sa chapellenie que fonda Guillaume Senteron

Il faut bien évidemment être prudent (les noms peuvent être toujours de simples homonymies), mais il faut noter un faisceau de correspondances troublantes qui pourrait bien aider à donner dans un premier temps une fourchette de dates assez serrée. Qu'en pensez-vous?

Le 03/10/2015 à 15h40, YVON a écrit :

Merci à James.

La pièce 335 (hommage de Vayré rendu par l'abbaye) est très riche , on y trouve, entre autres (page 508):

"Premèrement Guillaume et Jannyn Nobyroux du Moulin Neuf troys sols six
deners sur leurs maisons et appartenances …"

et dans la transcription du censier (page 57)

"Item en une piece contenant douze bouecellés de terre ou environ, que tient Jamin et Guillaume Nobirons, de Moulin Neuf, tout droit de terrage, laquelle est joignante au fief de Basoges et auci de Rivères"

Je pense qu'on peut considérer qu'il s'agit bien des mêmes personnages, compte tenu des difficultés de lecture : Nobyroux/Nobirons – Jannyn/Jamin.
Est-ce qu'il s'agit de frères? En tous cas le prénom Jannin est suffisament rare et la localisation précise – le moulin neuf – pour faire cette hypothèse.

A suivre...

Le 06/10/2015 à 01h35, James a écrit :

(suite)
On va pouvoir lire également avec beaucoup d'intérêt sur votre site Les Archives de la Vendée, l'Analyse du cartulaire de la Jaunière (8 J 100) dont :
p.27 (vue 29/070) "Du très haut et puissant seigneur Mgr de Rays, la Suze et la Mothe Achard et à cause de la Mothe Achart."
p. 28 et passim (vue 30/070/etc.) "Fief du à la Templerie": Briend Mainguy, Antoinette TEMPLERONNE....
Bien que le foliotage du document ne soit pas très précis, la date la plus vraisemblable des énoncés semblerait se situer vers 1448, ce qui est plutôt en conformité avec la comparaison des autres documents cités ci-dessus. L'identification d'un ou de plusieurs protagonistes viendra peut-être la confirmer?

Le 09/10/2015 à 18h13, YVON a écrit :

J'ai étudié le cartulaire de la Jaunière, sans beaucoup de succès.

Il y a très peu de patronymes communs avec le censier, à part la fameuse Antoinette Templeron et quelques noms très courants: Gautier, Masson, etc…

C'est dommage, parce que Jehan Moreau Sr de la Jouhenière fournit beaucoup de détails et de dates. En particulier, quand il achète le domaine du Pin Massé à Alexis Yongues en mai 1464 (vue 27/070), il fait la liste des propriétaires successifs!

Dans le censier, on trouve (p.35) :

"Item le seigneur ou dame du Pin Macé, un homage plain et a rachapt quand le cas y advient par raison de son herbregement du Pin, et apartenances et aultres choses assises en la parroisse de Sainct George et de Sainct Julien des Landes"

C'est donc une grande frustration que le rédacteur du censier n'ait pas précisé le patronyme, on aurait eu une piste sérieuse.

Enfin, j'ai relevé dans le cartulaire tous les liens familiaux indiqués (ils sont nombreux)

Extrait ci-dessous:

GOYON Jean MESCHINNE Annoue 11/070 conjoints
BONNEVIN Thomas BONNEVIN Jehan 12/070 g.père/p.enfant
POITEVIN Jean GAULTERONNE Jeanne 13/070 conjoints
AIRAUDIERE Mathurin AIRAUDIERE Guillaume 13/070 frère/sœur
BONNEVIN Gilet BONNEVIN Jehan 13/070 père/enfant
MESCHIN Colin MESCHINNE Hannoue 13/070 g.père/p.enfant

Et j'ai tenté une généalogie de Jehan Moreau, avec les collatéraux.

Le 15/12/2015 à 20h14, le00h20 a écrit :

Le très riche chartrier de Thouars, comportant plus de 2000 registres ou liasses conservés aux Archives Nationales et cotés 1 AP 1 à 1 AP 2253, devrait immanquablement aider à la datation du censier et mettre en exergue ses protagonistes.
Il recèle de très nombreux aveux, dénombrements, hommages, procédures, pièces de procès, comptes, cartulaires, état descriptifs de terres, généalogies...
L'inventaire analytique est sommaire et date quelque peu, mais son index onomastique qui ne prétend nullement à l'exhaustivité, devrait aider à cibler les recherches plus en avant.

Charles Samaran, Archives de la Maison de La Trémoïlle, Paris 1928, 297 p.

Le 17/12/2015 à 17h42, Marquet a écrit :

Il est peu probable que le Chartrier de Thouars des de La Trémoille soit de quelque utilité. Peu de documents sur le xvè, plus fourni du XVIè au XVIIIè. Les terres de La Trémoille sont nombreuses mais pas sur le périmètre du censier semble-t-il. Toutefois, 0h20 a peut-être des éléments tangibles à nous faire partager.

Le 01/10/2016 à 00h03, James a écrit :

Qui aurait accès au "Rôles des bans et arrières-bans du Poitou", publiés par Pierre de Sauzay, 1667, dans lequel on trouve : Colas Morisson, écuyer, habite La Mothe-Achard, en 1491(nom présent dans la transcription du Censier page 17 ("Item Colas Morisson (...) son hostel de la Bassotère [etc.])?

Le 05/10/2016 à 02h51, James a écrit :

Généalogiquement, (sources multiples impossibles à mentionner ici) on a (sauf erreur) :

D’une part, Jacques Foucher, seigneur de l’Emenstruère & Jeanne de La Muce, dame du Gué Sainte Flaive
dont : Bertrand Foucher, seigneur de l’Emenstruère des Herbiers et du Gué Sainte Flaive (né vers 1470 et mort à Pavie en 1525)
&
Et de l’autre, Tristan Mainguy, seigneur du Bois-Béranger, de la Cour-Mainguy, du Brandeau, du Tremblay et des Fontardines & Antoinette Templeron, dame de La Templerie (mystérieux couple!)
dont : Marie Mainguy (née vers 1470)

Bertrand Foucher marié avec Marie Mainguy le 11 janvier 1490 ont au moins 5 enfants dont:

Joachim Foucher, seigneur du Gué Sainte Flaive, du Brandeau, de La Barrouère et de l’Esmentruère, (né vers 1495 et décédé le 2 août 1565) marié le 21 octobre 1516 avec Marie du Croisil
dont : Joachim Foucher, (décédé vers 1619)
et Jacques Foucher, seigneur du Brandeau, de La Barrouère, de Malvoisine et de l’Esmentruère (+1557) marié le 15 juin 1550 avec Claude Françoise Durand
ont au moins 4 enfants dont:

Louis Foucher, seigneur du Brandeau et de La Templerie (+1611) marié à Nantes vers 1590 avec Louise Gabard, dame de La Frenouze, etc.
et Jacquette Foucher, mariée le 27 mai 1596 avec Jean Morisson, seigneur de La Bassetière et de La Filotière (né vers 1560):
ce dernier est fils de Guyard Morisson, seigneur de La Bassetière et de Jeanne de la Bauduère mariés en 1582.
Guyard est fils de Jehan Morisson, seigneur de La Bassetière et de La Forterie et de Marie Bruneau mariés le 5 mai 1510.
Etc. (On peut remonter la filiation ainsi : Nicolas Morisson/Nicolas Morisson/Pierre Morisson/Jehan Morisson***/ Jusqu’à Jehan Morisson, écuyer, seigneur de La Bassetière (+1416).
(***ce Jehan Morisson fait un acquêt le 24 octobre 1429 à son gendre Pierre Rousseteau (source Fonds Chassin du Guerny): le Perot Rousseleau du Censier??)

CQFD - Jacquette la belle oubliée ne nous permet-elle pas de nous révéler au moins le moment de la jonction des Foucher et des Morisson (c-a-d « le fief Morisson » et son Jehan Morisson, seigneur de la Bassotère, dans le Censier, page 70 [Vue 37]) et nous faire faire un petit pas de plus…?

Cette enquête nous oriente-t-elle vers une hypothèse? : Antoinette Templeron du Censier ne serait-elle pas d’une génération antérieure à notre Antoinette Templeron-Tristan Mainguy? Sa mère? Sa tante?…. Elle serait ainsi contemporaine de ***Jehan Morisson…et confirmerait encore ici la fourchette serrée de dates (vers 1450) que j’avais proposé ci-dessus….et sur laquelle je pense on peut s’appuyer pour une recherche historique des seigneurs suzerains à identifier….

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