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Le carnet de guerre sténographié de Jules Ardouin

Jules Ardouin (Saint-Michel-en-l'Herm, 1892-1970), musicien brancardier au 114e régiment d'infanterie, rédige fidèlement son journal du 7 août 1914 au 22 août 1919. Il remplit deux carnets : l’un de 86 pages entre août 1914 et août 1915, l’autre de 300 pages entre août 1915 et août 1919. 

  

Cependant, à partir du 18 février 1917, et jusqu'à la fin, il prend ses notes en sténographie, n'abandonnant cette technique qu'exceptionnellement, ce qui a empêché l'analyse de cette période. Ce changement brusque et définitif de procédé d'écriture surprend d'autant plus qu'aucune allusion n'y a été faite auparavant. A-t-il mis à profit sa convalescence fin 1916 pour étudier la sténographie comme il l'avait fait en mars pour les mathématiques ? 

  

Le procédé utilisé pour la prise de notes semble être la méthode dite Duployé. Pouvez-vous le confirmer ? 

  

Qui pourra déchiffrer le texte ? 

   

Jules Ardouin assume le double rôle de brancardier lorsqu'il est en première ligne et de musicien pendant les périodes de repos ou entre les combats. Son temps est alors partagé entre répétitions, copie de partitions, concerts et accompagnement musical des défilés. Dans la première partie de son journal, il livre un récit lucide, concis et précis, à l'image d'un journal de marche. Il décrit les déplacements, les opérations militaires, les pertes et les activités quotidiennes, sans laisser de place à ses sentiments qu'il exprime plutôt dans sa correspondance ou ses poèmes. Il serait passionnant d’en connaître la suite… 

  

  

  

Consulter l'intégralité du texte sténographié (vues 85 et s.) 


Date de publication : 08 janvier 2015

Auteur du billet : Archives Vendée ;

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