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Un oeillet à la boutonnière

Cette photographie montre un groupe de huit militaires du 137e régiment d’infanterie de ligne basé à Fontenay-le-Comte. Elle a été prêtée aux Archives de la Vendée par M. Gousseau, à l’occasion de la collecte des souvenirs familiaux de la Grande Guerre. On y reconnaît le sergent Marcel Gousseau de la classe 1903 (2e à droite). Le cliché a été pris entre 1904, date de l’incorporation de M. Gousseau, et 1914, date de son décès. 

  

Marcel Gousseau et certains de ses compagnons portent une fleur à la boutonnière, un œillet peut-être ? Quelle est la signification de cette fleur ? 

  

Cette fleur symbolise-t-elle une fête ou une tradition militaire ? S’agit-il de marquer une commémoration nationale, un usage local, la fête d’arme ou du régiment, ou bien une étape de la formation militaire ? 

  

Ces coutumes contribuent à fortifier l’image du régiment et à affermir le sentiment d’appartenance à un groupe. Connaissez-vous d’autres traditions ou attributs de l’armée de terre ayant cours avant la Grande Guerre ? 


Date de publication : 16 janvier 2014

Auteur du billet : Archives Vendée ;

Liste des commentaires

Le 17/01/2014 à 16h24, MARQUET a écrit :

L'oeillet blanc est de vieille tradition. L'oeillet blanc des légitimistes , l'oeillet rouge des orléanistes. L'oeillet blanc comme lys, symbole de la droite nationaliste anti-républicaine.
En langage des fleurs,l'oeillet blanc, symbole de la fidélité, du sentiment pur était offert à une personne pour lui souhaiter bonne chance, ou en gage de soutien et d'affection à une personne touchée par le malheur. En Italie c'est la fleur des morts.
Le 10 novembre 1920 le caporal Auguste Thin est désigné pour choisir le soldat inconnu parmi 8 corps non identifiés. André Maginot lui tend un bouquet d'oeillets blanc et rouge qu'il déposera sur le 6ème cercueil. La France réconciliée ?

Le 19/01/2014 à 17h30, Grandclément a écrit :

Un oeillet à la boutonnière de militaires comme signe de la droite anti-républicaine dans dans une caserne vers 1900 ? Cela paraît peu crédible et aurait fait sans doute scandale, les milieux au pouvoir, surtout localement, ne l'auraient vraisemblablement pas supporté.
Quel sens peut avoir cette fleur, que presque tous portent mais pas tous ?

Le 19/01/2014 à 21h00, MARQUET a écrit :

Nous sommes sous la troisième république, en pleine affaire Dreyfus. la "réaction" a ses bastions dans l'église et dans l'armée. La loi de 1901 soumet les congrégations à autorisation administrative, il y a la querelle des inventaires, l'état s'appropriant les biens de l'église, une partie de l'armée s'y est ouvertement opposée, puis l'affaire des fiches, où le général André Ministre de la défense du gouvernement d'Emile Combe a recours au grand orient qui disposait de loges dans toutes les villes de garnisons, pour établir des "fiches" sur les opinions politiques et religieuses des officiers, dans le but de privilégier la promotion des officiers républicains ...
Le gouvernement Combe tombera à la suite de ces fichages...On ne peut pas dire que l'ambiance est du style " Embrassons-nous Folleville ".
Mais les soldats de la photographie revenaient peut-être tout simplement du mariage d'un collègue .................

Le 29/01/2014 à 20h24, MARQUET a écrit :

On trouve sur le net une autre photo, mais du 154ème RI, que vous pouvez voir sur " 154e soldats de la grande guerre forum pages 14-18".

Le 02/02/2014 à 21h37, Donat a écrit :

Peut-on avoir une meilleure référence de cette photo ? Je ne la trouve pas.
Merci

Le 03/02/2014 à 03h43, Jean-Pierre LOGEAIS a écrit :

Voici le lien demandé : http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/qui-cherche-quoi/154-sujet_8219_1.htm#t29466
Cordialement

Le 03/02/2014 à 19h12, Archives £ a écrit :

Ce blog très savant signale "Ce que vous appelez "sorte d'oeillet" doit être des cocardes de cérémonies, très fréquentes à l'époque dans les mariages et autres baptêmes..."

Hypothèse séduisante à confirmer par d'autres exemples encore mieux documentés.

Le 03/02/2014 à 21h56, MARQUET a écrit :

Je ne crois pas à ce commentaire proposant la "cocarde de cérémonie de baptême ou mariage" pas plus d'ailleurs qu'à la "cocarde de conscription". Elles étaient sur le modèle des cocardes hippiques d'aujourd'hui, avec deux pans la plupart du temps. Quand à la cocarde blanche, c'était la cocarde des royalistes à la Restauration.

Le 14/02/2014 à 00h15, le00h20 a écrit :

Au regard de la posture de ces hommes de troupe, et sachant que le port de la tenue militaire ne tolérait pas plus, il y a un siècle qu'aujourd'hui, le moindre écart, je crains qu'il faille voir ici quelques camarades de retour d'un corso fleuri ou d'une procession de la Fête-Dieu..

Le 16/02/2014 à 00h23, Archives Vendée £ a écrit :

La remarque précédente paraît clore le débat.

Le 16/02/2014 à 17h57, MARQUET a écrit :

Cette photographie, comme tant d'autres, ne révélera pas son mystère parce que personne à l'époque n'a pensé à inscrire au dos le petit commentaire qui aurait éclairé la postérité. Les cimetières sont muets.
00h20 semble "savoir" les écarts que tolérait la tenue militaire il y a plus de 100 ans. Bravo !
Il sait moins que "craindre que" employé affirmativement suivi du subjonctif, est ordinairement suivi du "ne" explétif : " je crains qu'il ne faille..."
Quant au "corso", ce mot italien n' est apparu dans nos dictionnaires que dans la deuxième moitié du XXème siècle (cf le Littré et le Robert).
Alors laissons le doute planer. Noces, Fête de la St Jean, Fête des Fleurs ou autres...

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