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Briqueterie Raphel à Chantonnay

Les gisements d’argile de la région de Chantonnay ont permis le développement d’une activité de transformation notamment dans la seconde moitié du XIXe siècle. Des tuileries briqueteries artisanales se sont installées pour fournir le marché local de construction. Des briques anciennes, maquées « Raphel à Chantonnay », retrouvées à Saint-Mars-des-Prés témoignent de ce passé industriel. 

  

Retracer l’histoire d’une entreprise nécessite la consultation d’archives provenant de sources diverses : actes de société, annuaires du commerce, rôles d'imposition, baux des fonds de commerce, dossiers de faillite, enquêtes statistiques, registre du commerce, registre des métiers, etc. La difficulté de la recherche sur l'entreprise Raphel est l’absence d’éléments de datation. 

  

Connaissez-vous cette entreprise ? Son implantation ? Ses procédés de fabrication ?  

  

Existe-t-il des photographies ou des cartes postales représentant les bâtiments de l'entreprise ? 

  

Reste-t-il à Chantonnay des éléments architecturaux témoignant de cette activité (four, cheminée, halle de séchage…) ? 

  

Merci pour votre aide. 


Date de publication : 18 mars 2019

Auteur du billet : R. Piollet

Liste des commentaires

Le 20/03/2019 à 07h03, Jean-Pierre LOGEAIS a écrit :

Un début de piste ?
A Chantonnay, un endroit dénommé " Tuilerie " figure sur la 2e feuille de la section A de La Plaine, tirage bleu 1942 (2313 W 051/4), mais n'est pas porté sur le plan de 1824. Cet endroit correspond sans doute à l'actuelle rue de la tuilerie.

Le 21/03/2019 à 09h05, Jean-Pierre LOGEAIS a écrit :

D'après les recensements de Chantonnay, Jean RAPHEL, époux de Céline SUZENET, était connu en 1886 (vue 27/69), comme entrepreneur et habitait, avec femme et enfants, rue Bélliard.
En 1891 (vue 35/74), toujours entrepreneur, il habitait, avec sa famille, rue de la Tuilerie et avait avec lui un chef tuilier, Henri GILBERT, 28 ans, et un ouvrier, Célestin BILLAUD, 26 ans.
En 1896 (vue 25/68), la famille RAPHEL - le père toujours entrepreneur - est recensée à Tuilerie, avec un tuilier, Célestin BILLAUD, 31 ans.
Le recensement de 1901 (vue 26/70) est intéressant car il indique que Jean RAPHEL, toujours au lieu dit La Tuilerie, est entrepreneur de maçonnerie, tuilier et briquetier.
En 1906 (vue 8/70), il est porté comme habitant rue Nationale et boulanger, comme l'un de ses fils, mais en 1911 (vue 26/67), il est à nouveau recensé rue Tuilerie, avec sa famille, et noté comme sans profession.
La tuilerie / briqueterie RAPHEL semble donc avoir fonctionné au moins entre 1891 et 1903 (Annuaire du Commerce Didot-Bottin, vue 4/27)

Le 26/03/2019 à 19h53, Piollet Rémy a écrit :

Bonjour c'est moi qui ai lancé l'article, merci à Monsieur Logeais pour ces précieuses informations que je n'arrivais à trouver nulle part. J'ai retrouvé ces briques et tu voulais en mettre en décoration chez moi c'est pour ça que je voulais savoir leur histoire je faisais des recherches avec les archives de Vendée et le musée de la brique de Champdieu (42) à qui j'ai donné deux de ses briques apparemment très rare. Encore merci pour nous avoir donné la histoire. Cordialement

Le 28/03/2019 à 08h18, SELIN Serge a écrit :

Bonjour à tous,et bonjour à toi Rémy
Je suis originaire du canton et également brickostampaphile.
Outre la brique de "LA POUZAIRE" fabriquée sur le village du même nom à St Hilaire le Vouhis existent 3 types de briques estampillées sur Chantonnay :
"RAPHEL / A / CHANTONNAY" dans un ovale certainement produite vers la rue actuelle de La Tuilerie,
"TUILERIE DE / J. RAPHEL / CHANTONNAY" également dans un ovale mais un peu plus grand et enfin
"TUILERIE DE CHANTONNAY / A BROUSSE dans un rectangle aux coins tronqués.
Aux temps des romains, une production fût certainement réalisée sur Chantonnay car on a retrouvé des fragments de tegulae vers la Treille de la Charlière et très récemment ( en 2018) vers La Siacre.
Non loin de là, dans Sigournais, est encore debout mais à l'état de ruines (car incendié en 1947) le chateau ...... des THUILERIES! qui a beaucoup de briques.
Je suis intéressé pour continuer ma collection et plus particulièrement sur la Vendée. Je possède environ 340 briques différentes sur quelques 373 recensées
J'ai réalisé 3 historiques de briqueteries et je suis toujours avide de renseignements, alors n'hésitez pas à me contacter ! Très cordialement, Serge

Le 28/03/2019 à 22h32, Piollet Rémy a écrit :

Bonjour Monsieur Celin merci pour ces informations, je ne collectionne pas les briques même si cela m'intéresse beaucoup. Je pense que vous en connaissez bien plus que moi là-dessus par contre si vous n'avez pas cette brique Raphel je peux vous en donner une. Bonne soirée

Le 30/03/2019 à 12h59, RAPHEL Michel a écrit :

Arrière petit-fil de Jean RAPHEL je connais assez bien l'histoire de cette briquetterie qui n'a jamais fait de tuiles.
Jean Raphel est orphelin de père à 15 ans en 1962. Sa mère le place chez des cousins à Bourseguin dans la famille BLET tuilier. En 1869 il se marie avec Céline SUZENET de Chantonnay Après la guerre de 1870 son beau-frère tailleur de pierre le rejoint. ils refond le presbitère, le château de La Mouhé, l'école Clémenceau, déplacent le cimetière.
le lieu dit LA tuilerie s'appelait les Grois. Le dernier des fils y est né en 1886 , c'était encore les GROIS; J'ai des photos du four, du séchage, de la maison, de l'écurie, de la place de broyage et une empreinte en bronze pour marquer les briques. On ne m'a jamais parlé de cheminée.
Je ne connais pas le nombre d'ouvriers. Il allait chercher la glaise du côté de Bournezeau. Un cheval était attaché à un pieu tournait sans arret et un ouvrier remettait la glaise dans ses pas. Je n'ai pas de nom d'ouvrier moulant les briques; mais ce sont les enfants après l'école qui menaient les briques au séchage (selon mon grand-père) contre une pièce. Le four à demi enterré est maintenant une cave. Son sale caractère fait que tous ses enfant partent; la boulangerie était destinée à mon grand-père pour le retenir; mais il s'est engagé dans la coloniale et s'est retrouvé en Indo chine.
La tuilerie a été vendue à un fermier BECAUD qui l'a laissée à son fils. Tous les batiments sont encore debout.
Je reste à votre disposition
A+

Le 01/04/2019 à 15h46, Piollet Rémy a écrit :

Merci beaucoup Monsieur Raphel, je fais part de votre message au musée de la brique de Champdieu. Bonne journée, cordialement.

Le 03/04/2019 à 15h20, Claude Gilbert a écrit :

Bonjour,à l'intention de Serge Selin: je garde depuis des années une brique en bon état estampillée "La Bironnière" .Je pense qu'elle provient d'une briqueterie située sur la commune de Saint Juire Champgillon qui fonctionnait encore au début du XXème siècle selon une source orale.On retrouve cette briqueterie sur le cadastre napoléonien(section A2) sous le nom de "Four de la Bironnière".L'ancienne demeure seigneuriale de la Bironnière est située à proximité sur la commune de Saint Martin Lars et appartient au même propriétaire à cette époque. Si cette brique vous intéresse,je vous la donne, elle se sentira moins seule....

Le 18/04/2019 à 18h04, RAPHEL Michel a écrit :

J'ai constitué un petit dossier photos mais ne sais pas ou mettre la pièce jointe

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