L@boratoire des internautes

Les dalles funéraires à blason de La Chapelle-Achard

L’église de La Chapelle-Achard a été construite au XIe siècle, puis remaniée à plusieurs reprises : au début du XIIIe siècle, au début du XVIIe siècle et à la fin du XIXe siècle. 

Elle a conservé dans le chœur cinq belles pierres tombales ouvragées en granit, où inscriptions et blasons se mêlent. Ces stèles datent du XVIIe siècle : l’une est de 1633, une autre de 1686 [d’après Rendez-vous place de l’église, de P. Loizeau et G. Phelipot (p. 184)]. 

Une épée, posée en travers de la dalle funéraire, est gravée sur ces pierres. Quelle en est la signification ? 

Les défunts sont-ils identifiés ? 

Merci de votre aide. 


Date de publication : 06 février 2017

Auteur du billet : Joël Rouillé

Liste des commentaires

Le 09/02/2017 à 05h43, Jean-Pierre LOGEAIS a écrit :

Un début d'identification : Selon l'ouvrage " Le Patrimoine des communes de la Vendée " (Ed. Flohic), p. 627, " deux dalles funéraires signalent les sépultures de nobles de la paroisse. La première, datée de 1633, est celle de l'écuyer François de Fénieux, seigneur de La Méronnière et de Plessis-Gâtineau. La seconde dalle, datée de 1686, signale la sépulture d'Ysabeau de Fénieux et de son mari, Daniel Robineau ".
Cordialement

Le 25/04/2017 à 22h15, MERIAU Lionel a écrit :

L'une d'elle (celle de la photo en haut à gauche) porte le nom d'André Buor ecuier, et la date du 26 mars 1592 si j'en crois une photo qui m'a été adressé aujourd'hui par Madame Françoise HAMEL

Le 26/04/2017 à 21h16, MERIAU Lionel a écrit :

Un petit complément : l'ensemble de l'information donnée par les pierres tombales est cohérent. François de Fenieux a épousée une demoiselle Buor, fille d'un premier André Buor, seigneur de la Méronnière, que Beauchet-Filleau dit mort en 1572. Cet homme a un fils prénommé André comme lui, à propos duquel Benjamin Fillon dit, dans une de ses lettres, détenir quelques papiers datant de 1591. Ce serait lui qui meurt en 1592. Apparemment, il ne laisse pas d'héritier. Il était probablement seigneur de la Méronnière comme son père, et il semble bien que cela figurait sur sa pierre tombale, dont l'un des angles porte clairement "nniere". En mourant, il laisse son bien à sa soeur, et celle-ci l'apporte à son mari. De la sorte, François de Fenieux devient à son tour seigneur de la Méronnière ; tout cela s'enchaîne avec une belle logique.

Le 27/04/2017 à 09h35, Archives Vendée ; a écrit :

Merci à vous pour ces informations détaillées. Il reste donc 2 dalles à identifier si la conservation des inscriptions le permet, et il faudrait pour cela disposer de photographies de qualité.
La symbolique héraldique de ces épées "brochant" les mâts (?) sur lesquels sont fixés les blasons semble forte. Quelle pourrait en être la signification ?

Déposer un commentaire