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L’ancien bénitier de l’église de Montaigu ?

BILLET CLOS LE 30 AVRIL 2012

Cet objet, conservé dans un jardin près de Montaigu, demeure pour l’instant un mystère. Aidez-nous à le percer. 

  

En voici une description et quelques photos : en granite, d’un diamètre d’1 m. environ, d’une profondeur de 35 cm pour une hauteur de 70 cm, ce vase présente sur son pourtour plusieurs cavités et une encoche. 

  

De tradition orale, il s’agit d’un ancien bénitier de l’église de Montaigu. Toutefois, les bénitiers peuvent-ils être de dimensions semblables ? A quoi serviraient l’encoche et les cavités ? De quand peut dater un tel objet ? 

Aurait-il pu être retiré d’un édifice religieux à l’occasion de travaux ? Lors de la destruction de l’ancienne église de Montaigu vers 1860 ? Au cours des travaux prévus en 1874 à l’intérieur de l’église de Saint-Georges-de-Montaigu auxquels le Conseil général confirme son souhait, dans ses délibérations, d’apporter son soutien financier. ? Un agrandissement est en effet prévu pour répondre à l’augmentation du nombre de fidèles. Aurait-on pu déposer, pour se faire, les fonts baptismaux ? Ce type de mobilier pourrait effectivement correspondre à la description donnée. Les fonts baptismaux de la région de Montaigu ont-ils des caractéristiques spécifiques ? 


Date de publication : 03 octobre 2011

Auteur du billet : M. Gallot

Liste des commentaires

Le 21/10/2011 à 09h23, Anonyme a écrit :

La thèse du baptistère est séduisante, d'autant que les cavités sur la pierre sont propices à recevoir l'eau et le saint chrême pour les onctions.

Le 14/11/2011 à 13h50, F. Gallot a écrit :

Si cela peut aider à retracer l'histoire de l'objet en question, je vous précise qu'il est actuellement situé dans un jardin de la commune de Saint André Treize Voies.

En ce qui concerne le lieu d'origine il est possible que ce ne soit pas Montaigu.

En effet, si la commune de Montaigu est mentionnée dans le descriptif de l'objet, c'est du au fait que des anciens habitants du village (décédés aujourd'hui) disaient qu’il s’agissait de "l'ancien bénitier de Montaigu".

Je me disais donc qu'il pouvait peut être provenir d'une ancienne église plus proche, comme Saint André Treize Voies, Mormaison, Saint Sulpice le Verdon, …

Cependant, il est peut être possible qu’il provienne non pas d’une église mais plutôt d’une ancienne chapelle comme celle du village de la Chevrottière (village de Saint André Treize Voies)?

En effet, selon les Chroniques Paroissiales de Saint André Treize Voies, cette chapelle servait pour la célébration de certains évènements :

« 2° Chapelle de la Chevrottière. Celle-ci attenait au château même dudit lieu ; on en connait l'endroit précis et on y remarque encore l'ancien bénitier. Elle servait fréquemment de chapelle de chapelle de secours aux XVIIe et XVIIIe siècles, et souvent on y célébrait des mariages, ainsi que le prouvent les anciens registres de la paroisse. »

De plus, il est fait mention dans ces chroniques d’un ancien bénitier présent près de cette ancienne chapelle :

« Si l'on ajoute un vieux portique voûté et, dans quelque autre coin près d'une porte, un bénitier de granit, seul reste de la chapelle seigneuriale dont il marque l'entrée, nous aurons une description à peu près complète de ce qu'est actuellement l'ancien château de la Chevrottière. »

Mais qu’entendent-ils par bénitier de granit ??? Est-ce réellement un bénitier ou bien un font baptismal ??? Et pourquoi pas celui dont nous cherchons à connaître l’histoire…

Existe t-il des documents détaillant la liste des objets présents dans les édifices religieux à telle ou telle période ?

Le 05/01/2012 à 17h56, TETAUD Dominique a écrit :

Actuellement, il ne subsiste pas de reste de la chapelle de la Chevrotière. Le bénitier présent à la fin du XIXème siècle a donc disparu. De nombreuses pierres de l'ancien château de la Chevrotière ont disparu progressivement depuis deux siècles, après la disparition des derniers seigneurs et cela jusqu'au rachat récent du reste des batiments. Ce pourrait être donc le bénitier de cette chapelle qui était au début une chapelle appartenant aux DE CAILHAULT famille protestante au moins jusqu'en 1628 pour la branche restée à la Chevrotière qui appartenait à l'époque à la paroisse de Vieillevigne.
Il faut aussi penser que l'église de l'Herbergement a été détruite pd la révolultion et reconstruite bien plus tard après 1838. Les paroissiens de l'Herbergement venaient à la messe à St André. Ce pourrait être aussi un bénitier de l'ancienne église de l'Herbergement.
Préparant un article sur la Chevrotière, je serais heureux de savoir si ce bénitier provient de sa chapelle.

Le 16/01/2012 à 16h04, GALLOT Fabien a écrit :

Merci pour votre participation à cette énigme.
Puisque vous vous interessez à la Chevrotière, peut être avez-vous connaissance de l'existance "d'objets" provenant de cette ancienne chapelle.
En effet, Je me disais que peut être que l'ensemble des objets qui étaient présents dans cette chapelle respectaient un même style.
Et donc, si tel était le cas, peut être qu'un expert pourrait trouver une "sorte" de concordance entre tous ces objets et déterminer ainsi si oui ou non ce "bénitier" correspond au style des objets de la chapelle.

Le 23/02/2012 à 12h49, M. Mignet a écrit :

Trois raisons militent pour voir dans cet objet des fonts baptismaux et non un bénitier :
- la rainure qui est signe de l'emplacement d'un couvercle (les fonts baptismaux ayant toujours un couvercle, les nénitiers jamais),
- les encoches en vis à vis a priori pour ouvrir ou rabattre ce couvercle,
- la forme général de l'objet qui laisse penser qu'il était poser sur un pilier, ce qui est logique pour des fonts-patismaux dont on peut faire le tour, alors qu'un bénitier est très généralement scellé dans un mur (ou une base de colonne...).
En résumé : c'est une quasi certitude que l'on a à faire à des Fonts baptismaux.
Quant à son origine de Montaigu... en dehors de la nouvelle église Saint-Jean-Baptiste (ouverte au culte en 1866) et remplaçant l'ancienne détruite à partir de l'été 1863, deux autres églises ont été détruites après avoir été incendiées en 1793 : l'église Saint-Nicolas en 1811 (elle était située du côté allant vers St-André-13-voies), l'église Saint-Jacques en 1837, sans compter l'ancienne église Notre-Dame, mais qui, étant devenue chapelle du couvent des religieuses fontevristes en 1626, n'avait sans doute pas de fonts baptismaux lors de sa destruction aux tous débuts des années 1800. Ce serait étonnant que cela provienne de l'ancienne église Saint Jean-Baptiste sans que cela ait laissé des traces écrites en 1863.

Le 30/04/2012 à 12h17, Archives Vendée / a écrit :

Synthèse des réponses le 30 avril 2012.

L’ « objet » est conservé à Saint-André-Treize-Voies, il a une taille de baptistère mais la tradition orale le regarde comme un bénitier. Il pourrait être de n’importe quelle église du canton de Rocheservière ou même d’une chapelle seigneuriale.

Les inventaires des biens des églises dressés en 1905 (conservés aux Archives de la Vendée en série V) ne sont malheureusement pas d’une grande utilité : alors qu’aucun bénitier ni baptistère ne sont mentionnés pour Mormaison ou Saint-André-Treize-Voies, on déclare 2 bénitiers en pierre à Saint-Sulpice-le-Verdon et 2 à Rocheservière mais sans plus de description. Le pré-inventaire des monuments et richesses artistiques de la Vendée, établi dans les années 1970 (cote 21 Fi), n’apporte pas plus d’information puisque le logis de la Chevrotière est détruit à cette époque, laissant comme unique vestige marquant, une porte surmontée d’un blason.

En l’absence de nouvelles pistes, ce billet est clos. Merci de vos participations.