L@boratoire des internautes

Les Québécois, tous issus de La Châtaigneraie ?

Les "filles du Roy", débarquées en Nouvelle France sous Louis XIV, sont à l'origine d'à peu près toute la population du Québec, en ligne directe ou indirecte. Parmi les toutes premières, Joachine Lafleur, venait de La Châtaigneraie. 

Que peut-on savoir d'elle et de sa famille ? 

  

Partie de La Rochelle sur l'Aigle d'Or en juin 1663, elle s'est mariée le 11 février 1664 à Québec, nous apprennent les archives canadiennes. Elle déclara alors être la fille de Charles Lafleur, marchand boucher à La Châtaigneraie, et de Jeanne Gachet. Elle avait 20 ans, ce qui la fait naître en 1644, mais les baptêmes manquent précisément pour cette année-là à La Châtaigneraie. 

Lui connaît-on des frères et soeurs ? De quelles sources dispose-t-on en dehors des registres paroissiaux pour cette paroisse ? 

On commémorera en 2013 le 350e anniversaire de l'arrivée du premier contingent des filles du Roy, ces mères de la nation. Elles étaient 36. Joachine Lafleur en faisait partie. 


Date de publication : 31 mars 2012

Auteur du billet : Question posée par Nathalie Caron (Canada).

Liste des commentaires

Le 04/04/2012 à 15h17, Bernard Gendrillon a écrit :

Le Chel a fait une veillée sur les émigrés au Canada du canton, (en partie basée sur le livre de l'abbé Auger curé de St Maurice le Girard).
Ci joint à titre indicatif le texte présenté ce jour là concernant cette fille du roi.


"- Joachine ou Jacobine LAFLEUR - Orpheline, elle est dite " fille du roi ".

Les Filles du Roi étaient des jeunes femmes célibataires qui, au XVIIe siècle, voulaient immigrer en Nouvelle-France pour s'y marier, y fonder un foyer et établir une famille. Le roi payait leur voyage afin de faciliter le peuplement de la colonie. Accueillies par les religieuses elles trouvent rapidement un époux car les jeunes femmes étaient rares et le roi de France agissait comme un tuteur en payant une dot lors de leur mariage. Cette dot était ordinairement de 50 livres souvent sous forme de lingerie ou d’ustensiles de cuisine ou de travail.

Joachine LAFLEUR serait née à la Châtaigneraie vers 1641, elle arrive au Canada dès 1663, elle se dit fille de feu Charles Lafleur maître boucher et Jeanne Gachet. (pas de Lafleur dans les tables du canton, 72 mentions de Gachet principalement à Cheffois (47) et Vouvant (16) Elle épouse à Québec le 11 février 1664 Pierre MARTIN originaire de Sainte Verge du diocèse de Poitiers.

Le roi n'a pas gaspillé ses deniers puisque 7 de leurs enfants se marieront avant la fin du siècle et que c'est 165 de leurs descendants qui fonderont une famille au siècle suivant. La famille fut malheureusement décimée à la troisième génération par le grand dérangement de 1755. (déportation massive des francophones par les anglais)."

Le 04/04/2012 à 19h40, Denis Beauregard a écrit :

Le titre est bien sûr un peu exagéré puisqu'il s'agit d'une seule parmi des centaines d'immigrées. Pour ce qui est de la descendance, sans me concentrer sur cette immigrante, je lui ai tout de même trouvé 417 mariages de descendants sur 11 générations et jusqu'en 2003 !

Au sujet des Acadiens : même si plusieurs descendants ont vécu en Acadie, ce fut en général temporairement. Parmi les descendants célèbres de Joachine Lafleur, nous avons le chansonnier Gilles Vigneault, l'industriel Joseph-Armand Bombardier et la chanteuse Isabelle Boulay !

Fiche familiale :
http://www.francogene.com/genealogie--quebec/000/000640.php

Le 04/04/2012 à 20h48, Donat a écrit :

Le titre est sans doute exagéré, mais c'est tout de même l'une des 36 premières !
A vrai dire, si je comprends bien, ce n'est pas tant la recherche de sa descendance qui pose problème, car elle a déjà fait l'objet de travaux appronfondis, mais plutôt son rattachement à une famille de Vendée, un peu plus élargie que ses seuls parents.
Certes, les registres paroissiaux de cette époque sont souvent lacunaires, mais qu'il n'y ait pas de Lafleur repéré dans le canton à cette époque complique la chose. Le père était-il récemment arrivé à La Chataigneraie, où son nom n'est pas répandu ? Sur quelle source d'archives s'appuyer ?

Le 04/04/2012 à 21h42, Nathalie Caron a écrit :

Je suis contente que vous aillez pris la peine d’écrire pour aider à la recherche sur Joachine Lafleur. Merci !

Elle fût importante pour notre nation au même titre que les quelques 770 filles du Roy arrivées entre 1663 et 1673. J’ai eu le mandat de l’incarner en 2013 lors de la commémoration du 350e, alors il est important pour moi de lui rendre hommage en écrivant une petite biographie des plus complète.

Comme Donat le souligne, la recherche de descendance est bien documenté ici au Canada, mais nous n’avons rien qui vienne de la France la concernant. C’est pour cette raison que je fais appel à vous tous, étant si loin de la France. Et effectivement je cherche à savoir sur quelles archives m’appuyer. Orphelinats, archives communales où autres ? C’est vrai qu’il n ’y a pas beaucoup de Lafleur dans cette région et s’il y avait un autre nom à l’origine, je l’ignore. Lafleur ça va bien avec un «dit», il me semble.

Aussi, M. Beauregard, vos travaux sur sa descendance m’intéressent beaucoup, je tenterai de les consulter, puisque je ne me suis pas encore rendu aussi loin de mon côté. Le fait de remonter jusqu’à Vigneault, Bombardier et Boulay est fantastique !

Si je trouvais une seule trace de Joachine en France, je serais très émue, car je suis déjà très attachée à cette femme.

Le 05/04/2012 à 13h59, Denis Beauregard a écrit :

Les archives de Vendée sont en ligne. http://archives.vendee.fr/ Il faut donc les examiner acte par acte pour voir s'il y a de la descendance. Son acte de mariage (que je viens de regarder) indique bien que ses parents sont du bourg de la Chastaingneray, donc pas d'erreur de ce côté. Toutefois, pour son mari, on précise "de la paroisse et du bourg de ...", Cela ne veut peut-être rien dire, mais il est possible qu'elle ne soit pas née à cet endroit mais que ses parents y vivaient.

Ceci dit, les actes de la paroisse ont été relevés (par le CGV, recherche possible via Geneabank mais résultats réservés aux adhérents de Geneabank). Pas de Lafleur ni Gachet. Une Judith GUISCHET épouse de Charles SCEASSE y a 4 enfants de 1628 à 1642. Rien d'autre avec Charles, Jeanne ou Jehanne. A priori, donc, il faut regarder ailleurs, autour de cette paroisse, ou encore trouver un autre bourg appelé aussi La Chataigneraie.même si l'acte de mariage est précis : c'est celui du diocèse de Poitiers.

Le 05/04/2012 à 14h16, Donat a écrit :

Diocèse de Poitiers ??
Mais La Châtaigneraie est du diocèse de Maillezais, bientôt dit de Maillezais/La Rochelle depuis 1317 !
Y aurait-il erreur sur le diocèse ? Mais il ne semble pas qu'il y ait eu d'autres paroisses en France du même nom, même s'il s'agit d'un nom de lieu bien connu. En tout cas il n'y a pas d'autre commune de ce nom en France dans le dictionnaire des Postes de 1845.
Y aurait-il donc erreur sur la lecture du nom de la paroisse ?
Peut-on voir une image de l'acte de mariage ? (mettre dans un commentaire un lien vers un site de publication d'images où déposer la vue de cet acte, par exemple).

Le 05/04/2012 à 14h19, Denis Beauregard a écrit :

Attention, je viens de lire la fiche de La Châtaigneraie, sur le site des archives de Vendée. Elle était aux diocèses de Maillezais puis de La Rochelle. Ce n'est donc pas le bon endroit !!! Ceci explique l'absence de cette famille...

En fouillant dans mes informations, je vois que la vraie origine serait plutôt Melleran (79) qui est du bon diocèse et où il y a un hameau nomme La Châtagneraye (sic). Voyez les archives des Deux-Sèvres http://archives.deux-sevres.com/ et les actes de Melleran (pas de relevé dans Geneabank malheureusement). Rien sur Bigenet non plus. Je vais voir si quelqu'un a plus d'informations...

Le 05/04/2012 à 14h23, Donat a écrit :

Une piste possible, mais on se réfère toujours à une paroisse et non à un village ou hameau. Il faudrait connaître la teneur exacte de l'acte.

Le 05/04/2012 à 14h39, Denis Beauregard a écrit :

L'acte dit : Et Joachine la fleur, fille de Charles la fleur & de Jeanne Gachet ses pere & mere du bourg de la Chastaigneray es Evesches de poictiers d'autre part.

Donc, pas au diocèse de La Rochelle en 1664.

Source : image d1p_31410479.jpg, Notre-Dame de Québec, copie du presbytère, site www.genealogiequebec.com.

Le 05/04/2012 à 15h08, Emma a écrit :

L'acte de mariage de Joachine La Fleur et Pierre Martin est publié en ligne sur http://www.migrations.fr/ACTESFILLESDUROY/actesfillesduroy_L.htm

Il y est inscrit "... et Joachine Lafleur, fille de Charles Lafleur et de Jeanne Gachet ses père et mère du bourg de la Chastagneraye evesché de Poictiers d'autre part". Une confusion sur le diocèse est-elle possible ?

A signaler un article de Léon Auger sur les filles du roi, paru dans l'Annuaire de la Société d'émulation de la Vendée (1987), consultable à l'adresse : http://recherche-archives.vendee.fr/archives/fonds/FRAD085_Societeemulationvendee/archivesenligne?RECH_unitid=BIB+PC+16-60&RECH_title=filles+du+roi&type=avance

Joachine Lafleur y est citée parmi les 14 autres "vendéennes".

Le 06/04/2012 à 04h56, Denis Beauregard a écrit :

Rien vu à Melleran (ni Lafleur, ni Gachet à cette époque). Autres possibilités : 2 autres Châtaigneraie dans le diocèse de Poitiers, dans le 79 Sainte-Néomaye 79283 et Vasles 790339

Le 06/04/2012 à 05h16, Denis Beauregard a écrit :

En passant, il semble qu'aucune paroisse du diocèse de Poitiers soit en Vendée. Joachine Lafleur viendrait donc d'un autre département. Ma liste, pas nécessairement complète, indique les 16, 17, 36, 37, 49, 79, 86 et 87. Parmi ces 8 départements, il reste à voir s'il y a des lieux-dits Châtaigneraie assez gros pour être considérés comme des bourgs. L'enquête se poursuit donc.

Le 06/04/2012 à 06h24, Denis Beauregard a écrit :

Selon l'IGN et ma base de données, on trouve les lieux-dits suivants dans le diocèse de Poitiers:
Ambernac 16009 La chataigneraie d'ambouriane
Ansac-sur-vienne 16016 La chataigneraie d'ambouriane
Le bourg neuf 16310 La chataigneraie
Villiers-le-roux 16413 La chataigneraie
Vaudelnay 49364 La chataigneraie
Beaulieu-sous-parthenay 79029 La chataigneraie
Melleran 79175 La chataigneraie
Pioussay 79211 Chataigneraie de la jarge
Pioussay 79211 Chataigneraie de la place
Pompaire 79213 La chataigneraie
Saint-aubin-le-cloud 79239 La chataigneraie
Saint-georges-de-noisné 79253 La chataigneraie
Vasles 79339 La chataigneraie
Biard 86027 La chataigneraie
Blanzay 86029 La chataigneraie a bouchet
Jardres 86114 La chataigneraie
Lavoux 86124 La chataigneraie
Montmorillon 86165 La chataigneraie
Persac 86190 La chataigneraie
Rouillé 86213 La chataigneraie
Saint-gaudent 86220 Chataigneraie grouillas
La croix bardon 86247 La petite chataigneraie
Saint-secondin 86248 La chataigneraie
Vernon 86284 La chataigneraie
Vicq-sur-gartempe 86288 La chataigneraie
Le vigeant 86289 La chataigneraie

Le 06/04/2012 à 12h50, Nathalie Caron a écrit :

Wow ! Vous êtes des enquêteurs redoutables. Sur vos premiers conseils, M Beauregard, j`étais allé voir Melleran. Rien vu non plus. Je vais passer au travers cette liste. Je continue ! Merci !!!

Le 06/04/2012 à 16h25, Denis Beauregard a écrit :

Une petite remarque : dans les actes de Melleran, j'ai remarqué qu'on précisait parfois un endroit, comme si les personnes étaient de cet endroit, et aucun n'était de La Châtaigneraie. Donc, c'est un lieu-dit sans doute non habité. Parmi ceux que j'ai trouvés, et qui sont tous dans le bon diocèse, on peut éliminer dans un premier temps ceux qui sont dans les grosses bases de données comme Geneabank. Il faudrait donc commencer par les actes du 49 et du 79.

Le 10/04/2012 à 22h29, Nathalie Caron a écrit :

Toujours pas de succès dans mes recherches. Je vais repasser quelques villes car certains actes étaient vraiment difficiles à lire et je n’ai pas encore beaucoup d’expérience en paléographie.

Le 12/04/2012 à 22h54, Denis Beauregard a écrit :

S'il n'y a aucun nom de famille similaire (Lafleur ou Gachet), alors ce n'est pas le bon endroit.

Le 12/04/2012 à 23h31, Nathalie Caron a écrit :

En Vendée, je ne vois pas de Lafleur, mais il y a des Gachet. Il y a même un Jeanne Gachet à Chauché qui a des dates qui correspondent bien. Née en 1618. Marié à un Antoine Glameau en 1646 (j’ai pensé à un deuxième mariage puisque Joachine est née en 1644 et elle se dit orpheline de père). Décédée en 1662, l’année avant le départ de Joachine pour la Nouvelle-France. Pour ce qui est de la liste des autres Châtaigneraie, j’ai presque fait le tour.

Je me demande si je ne pourrais pas trouver d’autres sources que les registres paroissiaux, comme les orphelinats, ou autres...?

À suivre...

Le 13/04/2012 à 05h13, Denis Beauregard a écrit :

Il y a les notaires, mais il faut aller en France. Pour les orphelinats, on doit sans doute oublier cela (on est loin de nos années 1950 !).

Pour Chauché, c'est en Vendée mais ce n'est pas dans le bon diocèse (Luçon dans ce cas, et non Poitiers). Si vous voulez absolument partir de la Vendée et de sa Châtaigneraie, le diocèse de Poitiers a des paroisses à Pugny, le Breuil-Bernard et la Chapelle-Saint-Étienne dans le 79, à 20 km à l'est.

Sinon, il faudrait trouver s'il y a une Châtaigneraie assez grosse au diocèse de Poitiers pour qu'on dise que c'est un bourg.

Il y a un pouillé du diocèse de Poitiers, donc la liste des paroisses, dans http://books.google.fr/books?id=QqzD4s8KOWMC&dq=dioc%C3%A8se%20poitiers%20paroisses&hl=fr&pg=PA187#v=onepage&q=dioc%C3%A8se%20poitiers%20paroisses&f=false
mais la seule Châtaigneraie est celle du diocèse de Maillezais, en Vendée.

Le 18/06/2012 à 11h58, R.B a écrit :

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Infos pour Québecois
R.B amicalement
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La base nominative « Noms de Vendée » [ http://nomsdevendee.fr ] indique des pistes de recherche à explorer : une recherche sur le nom Gachet indique 439 actes pertinents ; une recherche sur Lafleur 4.

Autre élément, il existe un lieu-dit appelé « La Châtaigneraie aux Coteaux » situé à Saint-Philbert-du-Pont-Charrault au sud de Chantonnay. Localisation sur Geoportail : http://www.geoportail.fr/visu2D.do?cg=djoxLjEqYzptZXRyb3BvbGUqY3Y6MS4wKnZ2OjEuMSp4eTotMS4wMTcyMDExNDAxOTM0NjA5fDQ2LjY1ODQ3OTY0MjcxMjE2NipzOjkqcHY6MS4wKnA6ZGVjb3V2ZXJ0ZSpsOlBob3RvfDF8MHwwLFNjYW58MXwxMDB8Mg%3D%3D

Le 19/06/2012 à 02h55, le00h20 a écrit :

Le vol. 2 (Lettres E-L) édité en 1925 par P.-G. Roy de la série des 'Archives du Québec' donne en p. 172 de son Index du Bulletin des recherches historiques, organe du bureau des archives (1895-1925) 7 noms dit Lafleur, soit des Bailly, Begard, Couc, Dionnet, Dusseau, Sévigny, Plamondon, et Poupart.
Je remarque, entre autre, qu'il y avait au XVIIème des Bailly, marchands de draps à La Châtaigneraie.

Le 22/06/2012 à 00h43, le00h20 a écrit :

- A-t-on conservé la minute notariée des contrats d'engagement et/ou la constitution de leurs dots royales avant l'embarquement de La Rochelle en juin 1663 ?

- Le 'Dictionnaire généalogique..." de Cyprien Tanguay donne en p.548 la liste des familles étudiées dont un ou plusieurs membres usa du sobriquet de 'Lafleur', parmi lesquels des patronymes spécifiquement ou non poitevins tels Augé, Bertrand, Birol(t)eau, Brousseau/on, Dussault, Perodeau, Pinsonneau, Poirier, Rousseau...

- Côté des épouses née Ga(s)che(r)t en p 633 & 634, il renvoie à Nolin, et Roger; en outre la mère de Jean Brochu, montacutin marié en octobre 1669 à Sainte-Famille, se nommait Renée Ga(s)chet

- Plus intéressant , une fille de notre Jacobine Lafleur, Anne-Gabrielle née en 1676, épousera en 1698 Jean Morand né en 1663 de Simon Morand et Louise Gabory(it) du Boupère, ce qui nous rapproche de La Châtaigneraye.

Le 21/07/2012 à 04h22, Nathalie Caron a écrit :

Les 3 messages du mois de juin sont de belles pistes que je vais explorer à la fin du mois, lorsque j’aurai plus de temps.

J’ai découvert que Joachine et son époux, Pierre Martin faisaient de la couture pour des voisins en échange pour des gros travaux de la terre et qu’à la signature de leur contrat de mariage, un des témoins était tailleur d’habits. Les deux cousins de Pierre Martin étaient présents également. Les deux aussi originaires de Ste-Verge en Deux-Sèvres.

Alors, j’aime bien la piste des Bailly marchands de draps...
Je vais voir ce qu’il y a de disponible pour La Châtaigneraie aux Coteaux.

Merci de ne pas me lâcher dans ma recherche !

Le 31/07/2012 à 09h48, Archives Vendée £ a écrit :

On ne vous lâche pas dans votre recherche !

Le 01/08/2012 à 20h23, le00h20 a écrit :

En ligne, il est fait mention d'un contrat de mariage (1) des époux Martin-Lafleur en date du 16 janvier 1664, devant Me. Michel Filion (2).
La lecture du document apporterait-elle un complément d'information ?

(1) http://www.francogene.com/genealogie-quebec-genealogy/000/000640.php
(2) http://www.erudit.org/revue/haf/1955/v9/n3/301728ar.pdf
cf. p. 429 et n. 32

Le 13/08/2012 à 01h29, Nathalie Caron a écrit :

Les recherches sur Joachine Lafleur avancent grâce à un chercheur français nommé Francis Moreau qui a découvert un frère à Joachine. Louis La Fleur baptisé le 23 septembre 1640 à Cheffois non loin de La Châtaigneraie. Son parrain a été Philippe Beusvier des Palliniers (Chevalier de Malte) et sa marraine dame Diane Claude Racodet Rouaud de la famille de la Rousselière. Dans les registres de ces années, il y a aussi une demoiselle Joachine Rouault (famille de la Rousselière) souvent citée. M. Moreau mentionne que le prénom de Joachine pourrait y être lié (possible marraine ?). Je suis ravie de cette découverte et je remercie M. Moreau pour son aide précieuse.
Remplie d’un nouvel espoir, je relance mon appel à tous pour m’aider à trouver des traces de cette famille (Charles La Fleur et Jeanne Gaschet) qui a une modeste mais certaine importance dans l’histoire de la Nouvelle-France.

En réponse à le00h20, le contrat de mariage nous apprend que l’époux de Joachine (Pierre Martin) avait deux cousins présents à la signature du contrat (Pierre Contant et Jean Julien, fils du frère et de la soeur de la mère de Pierre, tout deux de Ste-Verge à Deux-Sèvres). Cela m’a aidé à trouver d’autres éléments de la vie quotidienne du couple, c’est-à-dire que la famille en France était dans le commerce de draps et que Pierre et Joachine fournissaient les voisins en vêtements dont ils faisaient la confection.

Je suis pas mal certaine que je trouverais des actes notariés intéressants sur cette famille si je savais comment faire cette recherche en France (pour Cheffois et La Châtaigneraie). Est-ce possible à distance ?

Merci !

Le 22/10/2012 à 14h39, Archives Vendée ; a écrit :

Grâce aux pistes entrouvertes par chacun de vous, les recherches sur Joachine Lafleur progressent. Les Archives de la Vendée les soutiennent en poursuivant leur programme de publication d’archives notariales anciennes (voir http://www.archinoe.fr/cg85/minute.php). En effet, la préparation de la numérisation des minutes de La Châtaigneraie (17e-18e siècles) va débuter prochainement pour une mise en ligne probable des images en 2014. S’il semble long, ce temps est indispensable pour mener à bien les travaux de classement, de nettoyer, de mise à plat et de contrôle qualité.

Pour Cheffois, les Archives de la Vendée ne conservent pas de minutes pour le 17e siècle (voir la présentation du minutier vendéen http://recherche-archives.vendee.fr/archives/fonds/FRAD085_etatdesfondsnotaires)

Dans l’attente de nouveaux éléments, merci à tous de vos participations.

Le 13/12/2012 à 18h43, Nathalie Caron a écrit :

Avec un peu de retard, je vous communique ma grande joie que l’histoire de Joachine Lafleur ait soulevé quelques intérêts. J’aurai très hâte de consulter les archives notariales de La Châtaigneraie en 2014.

En attendant, je traverserai l’océan en juin 2013 pour faire un pèlerinage sur les traces des mères de notre nation, avec 35 autres passionnées qui incarneront chacune une des 36 premières filles du Roy de 1663. Bien entendu, je serai Joachine Lafleur et je passerai peut-être visiter La Châtaigneraie.

Le 06/09/2013 à 14h23, Archives Vendée ; a écrit :

M. Daniel Chiron nous signale par courrier postal que quatre Filles du roi originaires de Vendée, arrive en 1663 en Nouvelle-France, à bord de L'Aigle d'or. Outre Joachine Lafleur, il s'agit de :
- MORINEAU Jeanne : fille de Timothé Morineau et de Renée Biton. Née en 1633 à Bournezeau. Mariée à Pierre Petit (de Picardie) le 16-07-1663 à Château-Richer. 4 enfants ;
- GENDREAU Anne : fille de Nicolas Gendreau et de Perrine Buet. Née vers 1640 aux Sables-d'Olonne (La Chaume). Mariée à René Leduc (d'Angers) le 28-10-1664 à Québec. 10 enfants ;
- CHARRIER Louise : fille de François Charrier et de Catherine Janot. Née vers 1643 à Sainte-Gemme-la-Plaine. Mariée à Guillaume Barret le 19-11-1664 à Trois-Rivières. 9 enfants.

Le 14/09/2013 à 20h07, Denis Beauregard a écrit :

Je viens de voir l'acte trouvé à Cheffois (il faudra que j 'aille voir les parents indiqués dans l'acte). Pour référence, Cheffois serait au diocèse de Luçon, alors que La Châtaigneraie est dans celui de La Rochelle et que l'immigrante déclare venir du dioc. de Poitiers, m ais ce dernier diocèse est à 20 km environ vers l'est.

Le 14/09/2013 à 21h08, Archives Vendée £ a écrit :

Diocèse de Luçon ou de La Rochelle, cela n'a pas d'importance aujourd'hui dans la mesure où les lieux se trouvent en Vendée : les registres paroissiaux sont en effet tous sur ce site internet. Quant aux minutes notariales, toutes celles de la Vendée, quels que soient les anciens ressorts, sont également conservées aux Archives de la Vendée (sauf pertes, et il y en a eu beaucoup) et elles sont peu à peu mises en ligne.

Le 08/12/2013 à 00h28, ouvrard didier a écrit :

En cherchant des infos sur Anne GENDREAU, j'arrive ici sur ce site.
Bonsoir à Tous.

Les LAFLEUR, ça me dit beaucoup car en Limousin, il y en a. Ceux sont des gens du voyage que j'ai connu un peu il y a quelques années dans la région de Bessines sur Gartempes. Ils faisaient de très beaux paniers en rotin. l'un d'eux était un pêcheur de truites incroyable. Il connaissait tous les coins de la rivière où se tenaient les plus grosses. Papa le croisait souvent sur les rives.

Il y a un sites de généalogie qui parle des gens du voyage mais je ne retrouve pas l'adresse.
Ce peut être une piste, mais très petite. Mon épouse a retrouvé une branche grâce à cela. Et nous étions loin de penser que notre recherche nous y mène rait. Les gens du voyage se déplacent et se fixe peu de temps dans le même endroit. En recherchant de proche en proche des naissances, etc, on peut refaire leur chemin!
nous étions partis de Tulle, nous nous sommes retrouvés à Lyon, puis l'Alsace, on a passé la frontière et il semble que l'Allemagne soit le lieu de départ.

Nous étions à La Rochelle pour la journée des "filles du Roy".
Nous y avons rencontré "Catherine MOITIE" avec qui nous avons sympathisé.
Ce fut une magnifique journée.

La piste des gens du voyage, ce n'est qu'une toute petite piste. Mais il y avait des gens du voyage en Vendée. Mes parents ont connu une famille AISSA je crois me souvenir dans les années 1950.

Amicalement.

Didier OUVRARD

Le 08/12/2013 à 22h26, Donat a écrit :

Des gens du voyage, comme on dit aujourd'hui, dont proviendrait une Fille de roi ? Voilà une ouverture singulière. Depuis quand y en a-t-il sur les routes de la Vendée ?

Pour séduisante que soit l'hypothèse, en raison du coquetel formé par ces nomades d'une part, le Canada d'autre part et enfin la politique royale de peuplement de la Nouvelle France, elle n'en reste pas moins fragile tant qu'on n'a pas plus de lien entre des Lafleur du XVIIe siècle et leurs homonymes actuels.

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