L@boratoire des internautes

Arthur Voisin, de la Chine à la Vendée

Qui pourrait enrichir les éléments biographiques dont on dispose déjà ?  C'est au tout début de la conquête coloniale en Asie qu'Arthur Voisin commença en Chine sa carrière de fonctionnaire. Il la finit en Vendée et se retira à Noirmoutier, où il prit de nombreuses photos. 

  

Comme en témoignent les procès-verbaux des séances, Arthur Voisin (1833-1910) est souvent intervenu au Conseil général de la Vendée, où il siégea d'août 1892 jusqu'à sa démission, le 27 juillet 1895, s'intéressant particulièrement à Noirmoutier mais aussi au tramway reliant Challans à Fromentine. Ses nombreuses photos de Noirmoutier, dont la publication est envisagée prochainement, illustrent sa retraite dans l'île. Il y achète en 1890 la villa "The Lodge", dans le Bois de la Chaise et, faisant appel à l'architecte sablais Charles Charrier (1853-1925), ajouta plusieurs constructions (un pavillon chinois) et fit dessiner un parc, "Nenni Ja". Subsiste-t-il de ses correspondances ? 

  

Arthur Voisin a aussi rapporté des albums photos de Chine. C'est là en effet que ce fonctionnaire originaire d'Angers, où son père était receveur général des finances, a commencé sa carrière comme conseiller municipal (1870-1873), puis président du conseil municipal de la concession française de Shanghai (1874-1876) en Chine. En sait-on plus sur ses activités ? 

  

Chevalier de la Légion d'honneur (1876), receveur des finances à Pau, aux Sables-d'Olonne (années 1880), puis à Abbeville (à partir de septembre 1891), il est receveur des finances de 1ère classe à sa retraite. Célibataire, il avait un beau-frère Joubert, député du Maine-et-Loire et propriétaire du château de Pornic, et une nièce mariée à un Tillette de Clermont-Tonnerre. En sait-on plus sur sa vie familiale ? 


Date de publication : 19 septembre 2011

Auteur du billet : L'Armentier

Liste des commentaires

Le 12/04/2012 à 16h38, le00h20 a écrit :

L'acte de naissance d'Arthur Voisin né le 28 mai 1833, déclaré le lendemain à la mairie du 2ème arrondissement d'Angers, indique que ses parents Alfred Ernest Voisin & Claude Anne Thérèse Roy s'étaient unis à Paris le 14 mars 1822.

Le 25/04/2012 à 02h20, le00h20 a écrit :

Ses états de service extraits du registre du personnel et sa feuille individuelle de receveur particulier, sommier 2 et folio 254, sont deux documents concordants en provenance des archives du ministère des Finances.

Ils font état de 20 années et 3 mois d'activité, répartie en 5 résidences comme suit, à Calvi en 1877, Rochechouart en 1880, Ancenis l'année suivante, puis aux Sables-d'-Olonne en 1885 et enfin Abbeville à partir de 1891; mais aucune mention d'un passage par Pau. En 1898, il fit valoir ses droits à la retraite.

Le 26/04/2012 à 14h16, L'Armentier a écrit :

Comment pourrais-je me procurer le dossier complet de personnel d'Arthur Voisin : pouvez-vous me donner les références précises de ce dossier et la façon d'en obtenir copie ?
Un grand merci pour cette information.

Le 27/04/2012 à 01h41, le00h20 a écrit :

Depuis la question posée par 'L'Armentier' je ne puis m'empêcher de relier la villégiature de Renoir, l'été 1892, à Pornic puis au bois de la Chaize, à l'envoi de trois de ses toiles à Angers l'hiver précédent, à l'occasion de la troisième exposition de la société locale des amis des beaux-arts.

Le 09/07/2012 à 00h37, le00h20 a écrit :

Une lettre autographe d' A. Voisin datée de 1872 est conservée à la bibliothèque de l'Institut de France, dans le fonds Henri Cordier sous la cote Ms. 5485, pièce 173.

Le 18/08/2012 à 02h27, le00h20 a écrit :

Son grand-père paternel François Voisin (Versailles, 3 février 1759-Paris, 12 janvier 1826) s'était rendu acquéreur d'un bien national le château de Douaville, canton de St. Arnoult-en-Yvelines. L'année de sa mort , son confrère Léonard Borie fît paraître à Versailles son "Eloge historique de M. Voisin, docteur en médecine et en chirurgie" en 66p.
Outre un fils Alfred, précité, il laissait une fille prénommée Louise Florestine épouse de P. Richard de la Pervanchère d'où Pierre (1827-1881).
Ce cousin germain d'Arthur Voisin siégea au centre droit à l'Assemblée durant la même mandature que son beau-frère A. Joûbert-Bonnaire.

Le 21/08/2012 à 01h45, le00h20 a écrit :

Du côté maternel, on trouve pas moins de trois ministres :

-son grand-oncle, le tuteur de sa mère, François Roy (1764-1847) titulaire du portefeuille des finances à trois reprises sous la Restauration.

- Auguste de Talhoüet-Bonamour (1819-1884), puis par ordonnance royale du 27 décembre 1849, de Talhouët-Roy, après avoir relevé le nom et les armes de son grand-père maternel, brièvement ministre des Travaux-Publics au début de l'année 1870. Il fut vice-président du conseil d'administration de la Cie. du chemin de fer de Paris à Orléans.
Outre les deux députés sus-mentionnés, il faut inclure ce cousin issu de germain également au centre-droit lors de cette même législature.

- Enfin, le vice-amiral Joseph Casy (1787-1862) avait été un éphémère ministre de la Marine en 1848, et le deuxième mari de Sophie Anne Louise Roy disparue sans enfants en 1887, ses 5 neveux dont Arthur, héritèrent de sa fortune.

Le 24/08/2012 à 01h44, le00h20 a écrit :

Son père semble être l'auteur, dès sa mise à la retraite, d'une brochure parue à Nantes en 1864, in-4° de huit pages, intitulée "Mémoire sur le parti que l'on pourrait tirer de la liberté des théâtres".
On lui doit également une "Notice biographique sur M. Richard de la Pervanchère", son beau-frère officier de cavalerie (1788-1851), imprimée in-8° de onze pages, à Angers en 1851.

Le 26/09/2012 à 22h32, le00h20 a écrit :

De 1876 à 1888, Arthur Voisin eut deux parents au Sénat, Auguste de Talhouët-Roy représentant de la Sarthe jusqu'en 1882, puis à partir de cette année, un cousin germain par alliance le sénateur de la Haute-Marne Alexandre Donnot, époux d'Annette Emma Roy.
En dépit de ces nombreux relais en politique au sein de sa famille, Arthur Voisin ne s'investissa avec un ancrage local que lors d'un bref mandat de conseiller général.

Le 26/09/2012 à 23h00, le00h20 a écrit :

A la fin de son séjour en Chine en 1876, et avant de regagner la France, Arthur Voisin qui présidait le conseil municipal de la concession française de Shangai, se rendit à Nankin accompagné du chargé d'affaires de France à Pékin, Louis de Rochechouart* afin de traiter de l'affaire des terrains et de la pagode de Ning-Po.

s.: A.-A. Fauvel - La concession française de Chang-Hai - Paris 1899 - p. 24
* : petit-fils de Gabriel Ouvrard, natif de Cugand

Le 28/09/2012 à 17h49, le00h20 a écrit :

Le fonds iconographique de la Société de géographie de Paris conserve une photographie du premier train d'inauguration du chemin de fer de Shangai à Woosung (auj. Wusong), ligne créée par les anglais en 1876, rachetée et détruite par le gouvernement chinois l'année suivante.
On y voit une trentaine d'européens à son bord et devant la locomotive,
mais on ne peut en aucun cas distinguer A. Voisin ou quiconque d'autre.

Le 28/09/2012 à 18h22, le00h20 a écrit :

Dès sa retraite de receveur-général de Maine-et-Loire,survenue le 1er jullet 1863, son père fît mettre à l'encan, le même mois et début août, le contenu de son riche hôtel angevin.
Le catalogue de la vente du mobilier, objets d'art et bibliothèque...détaillés en 376 lots ne comporte pas moins de 62 pages.

Le 10/10/2012 à 01h06, le00h20 a écrit :

En 1880, Arthur Voisin était encore le propriétaire d'un terrain sis rue du Consulat, dans la concession française de Shangaï.
La valeur locative de cet îlot d'une superficie évaluée à 5000 mètres', était alors de 2000 francs, et de 40000 francs comme valeur vénale..

Le 22/10/2012 à 12h26, le00h20 a écrit :

A 47 ans, il épousa la veuve du comte Joseph Philippe Auguste Casy (Toulon, 1819 - Pau, 1865). Ce dernier était le fils d'une première union du vice-amiral Casy, rencontré plus haut comme oncle d'Arthur Voisin, par son remariage en 1855 à sa tante maternelle Sophie Anne Louise Roy (1806-1887), elle-même, depuis 1848, veuve en premières noces d'Angélique Charles Hurtrelle.

Le 22/10/2012 à 12h45, le00h20 a écrit :

Madame Arthur Voisin, Eugénie Cécile Levy dit Lhérie, née à Paris le 16 janvier 1831, était la fille de Salomon Auguste Levy dit Lhérie (c.1800-1868) et de Cécile Elisa Majeur (c.1807-1878) et la mère de deux enfants : Joseph Etienne René Casy, et Claire Elisa Louise Casy depuis 1869 Mme. Jean-Paul de Cabanel de Sermet (1837-1909), première femme du futur général.

Le 12/11/2012 à 00h36, le00h20 a écrit :

On doit à Jules Verne, une page sur la concession française de Shangaï, parue en feuilleton dans "Le Temps" et au troisième chapitre de ses "Tribulations d'un chinois en Chine", publié chez Hetzel en 1879.
Comme avec les Eudel, on retrouve des liens entre Nantes, un temps cité de la retraite paternelle et où Arthur Voisin eut son notaire; et la Somme où il acheva sa carrière.

Le 21/11/2012 à 15h56, le00h20 a écrit :

Les Levy dit Lhérie, avaient pour auteur Isaac (15 avril 1766 - 2 avril 1838), originaire de Wittelsheim (Haut-Rhin)*, joaillier & marchand de curiosités, dont
la majeure partie du fonds de commerce, rue Vivienne à Paris, a été dispersée aux enchères, et pour lequel il subsiste le catalogue ainsi que le procès-verbal
de la vente du 2 au 8 mai 1838.

*A.n. BB/11/178, dossier de changement de nom 1672B5

Le 21/11/2012 à 16h12, le00h20 a écrit :

Madame Arthur Voisin était la cousine de l'artiste-lyrique Paul Levy dit Lhérie (1844-1937), ténor connu pour son rôle, lors de la première de 'Carmen', celui du fameux brigadier Don José.
Déjà marié à une pianiste, fille d'Alexandre Abazaër, un temps photographe au
collodion humide installé à Paris dès 1860 et père de deux enfants, il avait contracté une seconde union à l'étranger, avec une américaine, V. Dumsday, qui
lui donna deux autres enfants.
Ses frasques extra-conjuguaux et un double divorce défrayèrent la chronique mondaine et surtout judiciaire au cours de procès retentissants à partir du milieu des années 1880.

Le 01/04/2013 à 13h24, le00h20 a écrit :

Arthur Voisin, décédé à Noirmoutier le 23 janvier 1910, a été inhumé le 27 suivant, à Angers au cimetière de l'Est dans le caveau Voisin-Roy, créé en 1877.
Il repose donc auprès de ses parents, son père étant mort à Paris (XVIIème) le 21 janvier 1871 et sa mère décédée à Angers (IIIème) le 20 janvier 1878.

Le 30/04/2013 à 23h08, le00h20 a écrit :

Arthur Voisin était établi à Shanghaï avant la guerre franco-prussienne, il y est signalé dès février 1868, employé de la maison Roussel & Cie.
A cette époque son père avait déjà investi et créé en Egypte la société Voisin & Cie.

Le 08/05/2013 à 00h51, le00h20 a écrit :

Voisin & Cie.constituée à Paris en mars 1867, après l'acquisition des monts de piété d'Egypte en septembre 1866, avait comme objet l'exploitation de la concession tant au Caire qu'à Alexandrie, s'est avéré être un investissement des plus hazardeux.
En effet, dissoute en mars 1869 par jugement du tribunal de commerce, suivi de l'emprisonnement d'un assoçié pour abus de confiance envers des tiers, la société paternelle connut l'année suivante plusieurs remises en vente pour non-adjudication.

Le 10/05/2013 à 00h58, le00h20 a écrit :

Deux lettres d'Arthur Voisin au consul de France à Shanghai, en date des 17 avril et 13 juin 1874, sont citées au corpus des notes d'un article de Florence Perrais.
Intitulé "Français et Chinois à Shanghai (1850-1880), et inséré dans "La France en Chine (1843-1943) paru à Nantes en 1997, il donne en p. 221, la référence d'un carton aux archives consulaires rapatriées et conservées à Nantes.

Le 12/05/2013 à 01h17, le00h20 a écrit :

Arthur Voisin constitua pour mandataire général et spécial sa tante Sophie Roy veuve Casy, par acte passé le 11 février 1868, devant Aristide Rey, chancelier du consulat général de France à Shanghai, et stipulant Roussel & Cie. comme son employeur.
Plusieurs sources concordantes désignent en fait la puissante firme américaine Russel & Co. Encore employé par cette dernière en 1875, et alors à la tête du conseil municipal dans lequel, siégait un associé de la maison Russel & Co. également représentant de la Shanghai Steam Navigation Company, Frederick Hitch, qui par son mariage en 1877 avec Annie Delano deviendra l'un des oncles par alliance de Franklin D. Roosevelt.

Le 14/05/2013 à 01h35, le00h20 a écrit :

Comme d'autre édiles, Voisin a eu une rue à son nom à l'est de la concession française entre le boulevard de Montigny et celui des Deux républiques.
Si l'artère a été débaptisée après la rétrocession, son tracé subsiste dans l'actuel shéma urbain de la mégapole.

Le 15/05/2013 à 00h40, le00h20 a écrit :

"L'annuaire des Français de Shanghai 1842-1955" publié à Paris en 2002 sous la plume de Guy Brossollet, donnait en page 186, à l'entrée concernant Arthur Voisin : "Shanghai *1868-1885 (sic), Employé de Russel & Co. *1870-74*, Conseiller municipal, 1870-1873, président du conseil municipal, 1873-1876 (M)"
Ce (M) le donnant "marié sans enfant (ou sans information concernant la descendance).

Le 29/09/2013 à 14h05, le00h20 a écrit :

Par testament olographe en date du 26 décembre 1870, son père désignait comme exécuteur testamentaire son "digne parent" Adolphe Houette (1815-1889) un fabricant de cuirs vernis, élu en 1877 président de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris, succédant à Ernest Gouin qui avait installé à Nantes une filiale de sa Cie. des Batignolles.
Alfred Voisin y avait lui aussi investi, en se portant acquéreur de terrains dans le quartier de la Madeleine, ou comme actionnaire de sociétés de ponts de fer franchissant la Loire notamment celui de Saint-Mathurin.

Le 29/09/2013 à 14h39, le00h20 a écrit :

Un des neveux de Houette, Alfred (1853-1904) jeune lieutenant de vaisseau, fît paraître en 1881 après deux campagnes en Extrême-Orient "Chine et Japon. Notes politiques commerciales, maritimes et militaires".
Il y cite la "Shanghai Steam Navigation & Co. qu'administrait la puissante maison Russell", employeur d'Arthur Voisin, fournissant de nombreuses statistiques concernant les années 1872-1878 et consacre quelques lignes à la concession française aux pages (33-36) dévolues à Shanghai.
Son frère Charles (1847-1925), inspecteur des finances sera Directeur des Colonies.

Le 02/10/2013 à 23h31, le00h20 a écrit :

Le nom d'Arthur Voisin apparaît, dans l'édition pour 1869, de l'annuaire diffusé depuis Hong-Kong et intitulé "The China directory" ou "Chronicle & Directory for China, Japon, The Philippines...".
Il figure à Shanghaï parmi les résidents (p. 130) et les employés de la Russell & Co. sur le Bund ou Yangtsze road (p. 233).
L'année suivante voit l'arrivée d'H.Cordier (cité cf. supra), collègue de Voisin à la Russell. La firme étant alors co-dirigée par Franck, ou Francis, Blackwell Forbes (1839-1908) qui siège à la présidence du conseil municipal de notre concession, à la suite de Bonneville et avant même Voisin.

Le 17/10/2013 à 01h51, le00h20 a écrit :

Jean Fredet, co-auteur avec Charles B. Maybon d'une "Histoire de la concession française de Changhai" parue en 1929, a traité en fin de volume l'ultime chapitre de 'la gestion municipale du 1er avril au 31 décembre 1875' (p.332-404).
Ayant eu accès, pour son substantiel travail, aux archives municipales à Shanghai, aux procès-verbaux et délibérations des séances du conseil, il cite abondement Voisin, et publie in-extenso trois de ses lettres écrites aux diplomates en poste au printemps 1874; dont une déjà évoquée dans le billet du 10 mai dernier.

Le 17/10/2013 à 02h57, le00h20 a écrit :

L'article ci-dessus mentionné est illustré de quelques photographies de résidents français, prêtés par la veuve d'Henri Cordier, dont une escouade de volontaires
et une planche de quatre clichés de groupes d'acteurs amateurs lors d'une représentation dans la salle des fêtes municipale, du "Bourreau des crânes" le 2 février 1872.
En légende : "On y voit figurer Buissonnet, Voisin, Cordier etc" -Coll. H.Cordier

Le 24/11/2013 à 01h04, le00h20 a écrit :

Dans une lettre datée du 17 mai 1876, le consul-général de France à Shanghai écrivait à son ministre de tutelle "M. le comte de Rochechouart m'a fait savoir qu'il avait proposé M. Voisin, pour la croix de la légion d'honneur. M. Voisin qui vient de partir pour la France dans le but de rétablir sa santé gravement compromise par le climat de Shanghai...appelé à quatre reprises différentes à la présidence (de l'administration municipale)...Je rends pleine justice au zèle et à l'intelligence avec lesquels il remplit ses fonctions".

Reçu chevalier à Paris, le seize juillet suivant, par le marquis de Talhouët-Roy, commandeur dans l'ordre et cousin de sa mère.

Le 09/12/2013 à 22h21, le00h20 a écrit :

On dispose, pour chaque exercice, de Comptes-rendus de la gestion de la concession française à Shanghaï, imprimés localement à l'instigation du Conseil de l'administration municipale.
Ils comportent des extraits notables des procès-verbaux dudit conseil, et de ceux du Comité des finances ainsi que de celui des Travaux publics et de la voirie, dans lesquels A. Voisin siégea alternativement.
Y figurent enfin des relevés généraux des dépenses et des recettes, et les budgets annuels, le tout exprimés en taëls.

Le 18/03/2014 à 21h48, le00h20 a écrit :

L'ultime courrier de Voisin au consul-général Godeaux date du 28 avril 1876 "Ma santé m'obligeant à m'éloigner de Shanghai pour quelques mois, j'ai l'honneur de vous informer que j'ai remis hier le service de l'administration municipale entre les mains de M. Leroy, vice-président du Conseil"
La lettre autographe est conservée, dans le fonds coté B32, des papiers rapatriés du poste, aux Archives diplomatiques.
Y figure également la réponse du destinataire le jour suivant "J'espère que le voyage que vous allez faire vous rétablira promptement et que vous pourrez bientôt venir reprendre les fonctions dont vous vous acquittez avec tant d'intelligence et de dévouement".
La nomination d'Arthur Voisin dans l'ordre de la Légion d'honneur fut apprise par certains avec "un vif déplaisir" et "aurait provoqué, par jalousie, la démission de deux conseillers, MM. Maignan et Millot".
Ces derniers lancèrent une pétition à l'automne -Voisin quoiqu'absent et n'ayant pas donné sa démission- en vue de convoquer des élections anticipées et réformer les statuts.

A son retour en métropole il demeura à Paris chez sa tante maternelle Sophie Roy, rue d'Athènes anciennement Tivoli, avant de gagner la Corse y prendre ses nouvelles fonctions à Calvi.

Le 24/10/2015 à 13h28, le00h20 a écrit :

Degas a peint en 1862 le portrait* du lieutenant de Cabanel de Sermet.

Ce gendre par alliance, unique beau-fils d'Arthur Voisin, et qui veuf épousera à Paris (VIIème) Geneviève Bourguignat -elle-même veuve et mère du jeune Edme Delessé- le 7 juin 1892. Veille de l'été dont date le très bel album photographique Noirmoutrin.

* Les Oubliés du Caire. Chefs d'oeuvre des musées du Caire - Paris R.m.n. 1994, n°83

Le 28/02/2016 à 08h50, blanchard a écrit :

a t il ramene des chinois en vendee, merci

Déposer un commentaire