L@boratoire des internautes

La démoralisation des colonnes infernales

Le registre matricule du 25e bataillon de la Réserve, qui avec d'autres s'est livré aux Lucs au massacre des 28 février et 1er mars 1794, signale, le 24 mars, que deux volontaires ont déserté : 

  • Louis Evremont, 37 ans ;
  • et Louis Evremont Debauve (ou de Bauve, pour le distinguer de son homonyme ?), 31 ans, explicitement passé "aux brigands", c'est-à-dire aux Vendéens.

Sait-on ce qu’ils sont devenus par la suite ? 

  

Déjà, le premier jour du massacre, deux de leurs camarades sont signalés comme "égarés dans la Vendée" 

  • Antoine Rivière, 19 ans ;
  • et Antoine Tabarant, dont l'âge n'est pas précisé.

Ont-ils été tués par les insurgés comme une bonne centaine de leurs camarades, ou ont-ils eux aussi passé chez Charette ? Quelqu'un aurait-il trouvé leur trace ? 


Date de publication : 04 janvier 2018

Auteur du billet : Alain Gérard

Liste des commentaires

Le 05/01/2018 à 13h15, paquereau a écrit :

Bonjour,
Antoine Rivière, serait né en 1775, (19 ans en 1794) - Un Antoine Rivière, né le 20 janvier 1775 à Beynat en Corrèze, se marie en ce lieu le 12 février 1806 (acte mariages vue n°250/528 à Beynat) avec Jeanne Raoul âgée de 20 dont un parent: le Sieur Bagneaud est officier et demeure à Lagarde en Corrèze. Cet officier est dans les âges d'Antoine Rivière.
Peut-être ''creuser'' l'information de ce côté là.
Mr Paquereau

Le 14/02/2018 à 16h13, RENAUD a écrit :

Le 5 mai 1792, Lacuée présente un rapport sur les "volontaires" et envisage déjà une levée en masse bien avant le décret du 23 août 1793, afin de faire une guerre révolutionnaire avec comme devise:"la liberté ou la mort".
Les gouvernants d'alors, comme beaucoup de puissances actuelles, érigeaient la guerre en méthode de pouvoir. Les dictateurs décident d'enrôler des jeunes de 20 ans et de les envoyer faire la guerre aux rebelles. C'est ce qui s'est passé en Vendée. Comment peut-on penser que la majeure partie des jeunes, présents aux Lucs, étaient volontaires ?
J'ai été un jeune de 20 ans, mobilisé pour aller faire la guerre en Algérie.

Le 30/03/2018 à 08h28, GERARD Alain a écrit :

L'article du regretté Jacques Hussenet dans le numéro 21 de Recherches vendéennes ne nous laisse guère d'illusion. Les tueurs des Lucs appartiennent essentiellement à des unités constituées avant que le "volontariat" se transforme en obligation. Il y a même, dans leur encadrement, nombre d'officiers issus des régiments d'Ancien régime, et pour lesquels la Révolution a représenté un formidable accélérateur de carrière, Les Lucs n'en représentant qu'un épisode. Comme quoi des "hommes ordinaires" peuvent devenir des tueurs de femmes, de vieillards et d'enfants...

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