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Saint-Marc ou Saint-Malô-du-Bois ?

La commune de Saint-Malô-du-Bois est aujourd’hui rattachée au canton de Mortagne-sur-Sèvre, au nord-est du département. Les communes limitrophes sont au nord Saint-Laurent-sur-Sèvre, à l’ouest La Verrie et Chambretaud, au sud Les Epesses et à l’est Treize-Vents. Sa superficie est de 1428 ha. La mention la plus ancienne de la paroisse "Sancti Macloti" apparaît dans le pouillé de l'évêque Gauthier de Bruges dans les premières années du XIVe siècle. 

  

Sur les cartes du Poitou dessinées entre 1579 et 1663, et relevées par M. Guignard qui propose ce billet, la paroisse est pourtant identifiée sous le nom de Saint-Marc (cliquez sur les liens pour les consulter) : 

  

Sur une carte de 1679 ( Partie du Bas Poictou où sont parties des seneschaussées de Poitiers et de Fontenay-le-Comte… / N. Sanson) et une autre de 1682 ( Evesché de La Rochelle… / Sanson d'Abbeville), il est inscrit "St Malo". Sur une carte de 1689 ( Le Haut et Bas Poictou / P. Duval), un doute subsiste encore puisque la paroisse est notée comme "St Malau ou St Marc". 

  

A partir de 1772 "St-Malo-du-Bois" apparaît définitivement ( Carte générale de la France / Cassini). Auparavant, ce n’était pas le manque de place qui justifiait l'absence du surnom "du Bois" après "Saint Malo" puisque les communes ayant un nom long étaient toujours nommées entièrement (ex : Saint-Laurent-sur-Sèvre). 

  

Seule la confrontation de ces cartes avec des textes rédigés à la même époque permettrait de confirmer qu’il s’agit bien d’une faute retranscrite pendant un siècle. Est-ce que la graphie "Saint-Marc" se retrouve également dans des actes manuscrits ? Quel cartographe serait à l’origine de l’erreur, et de sa correction au XVIIe siècle ? Connaissez-vous d’autres exemples de cartes où cette faute est recopiée ? 

  

Les informations recueillies iront enrichir la notice consacrée à Saint-Malô-du-Bois dans le dictionnaire toponymique


Date de publication : 17 septembre 2014

Auteur du billet : B. Guignard

Liste des commentaires

Le 18/09/2014 à 10h50, Philippe Jaunet a écrit :

Sur la carte présentée, cotée 7 Fi 1078, apparaissent de nombreuses erreurs. Si Saint-Malo devient "St Marc", La Flocellière devient en effet "Elocetiere", Puy-du-Fou devient "Puyaufou"; Monsireigne devient "Moutriragne", Puybelliard devient "Puybaillart", Mallièvre devient "Mallene"... De probables mauvaises lectures...

Le 18/09/2014 à 10h58, Philippe Jaunet a écrit :

Chauché devient "Couche", Les Landes-Genusson "Les Landes Genisson", la Ferrière 'La Ferrure", Commequiers "Comiquiers", etc...

Le 18/09/2014 à 15h14, MARQUET a écrit :

Les noms mal orthographiés sont nombreux, mais il en était de mème pour les patronymes. A l'époque on écrivait "à l'oreille".
Il faut attendre 1632 pour que figure le réseau routier sur une carte. Melchior Tavernier un imprimeur a entre les mains l'état de toutes les postes qui traversent la France et demande au Sieur Sanson d'Abeville de lui en dresser une carte géographique. Avant, on n' avait que des listes manuscrites de lieux et d'itinéraires. L'existence d'information spatiale ne suffit pas à faire une carte, il faut des curiosités nouvelles.
Les renseignements sont souvent pris près des Seigneurs et des Curés. Les cartographes sont tributaires des données.
Dans les Deux-Sèvres à St Marc La Lande, il y a une église dont le St Patron est St Médard évêque de Noyon (6ème siècle). On nous dit que la prononciation populaire a abrégé le nom en Saint-Mars au 15ème siècle et St Marc au 18ème, sa forme normale serait St Mard ! Même remarque Cne de St Mard dans les Charentes Maritimes, le bourg qui s'appelait St Médard, devint St Marc en 1680 puis St Mard .
St Malô-du-Bois a peut-être vu son nom fluctuer au fil des siècles !

Le 20/09/2014 à 10h04, BERNARDG85 a écrit :

Je pense qu'il s'agit d'une erreur recopiée pendant un siècle,
mais l'idéal serait de trouver des écrits à propos de St Malô du bois qui montreraient par exemple que la calligraphie de l'époque (1579) pouvait faire ressembler un "L" à un "R" et un "O" à un "C".
Il serait intéressant aussi de trouver un écrit sur la rajout "du bois" qui semble n'exister qu'à partir des années 1770, de même que l'arrivée de l'accent circonflexe sur le "ô" (qui n'existe pas pour d'autres St Malo).

Le 20/09/2014 à 21h24, MARQUET a écrit :

Les cartographes ne sont ni des scribes ni des moines copistes qui recopient des manuscrits. Ce sont des auteurs, des créateurs. Un cartographe + un graveur + un imprimeur = une carte.
Si on résume, de 1579 à 1635 on aurait du St Marc puis de 1679 à 1753 du St Malo, St Maslo, St Malau ou St Marc, Mais si on prend la carte 7FI6, de 1737 de Nicolas de Fer, St Malo disparaît, par contre un St Marc est situé au sud de Sigournay et au NE de Chantonnay. Quant à Robert de Vaugoudy il ne met pas de St Marc mais un St Mars des Prés toujours au Sud de Sigournay mais au SE de Chantonnay.
Sans chercher midi à 14h ne pourrait-on pas simplement admettre que ces cartes soient encore très approximatives. C'était déjà un progrès considérable depuis les portulans enluminés......
Ce qui n'empêche pas d'ailleurs de rechercher à travers des écrits l'histoire de St Malo du Bois.

Le 20/09/2014 à 21h43, MARQUET a écrit :

En ce qui concerne l'ajout "du bois", il est probable que c'était pour différencier ce St Malo des autres, et il y avait sans doute un bois aux alentours.
Quant au "ô" : le "o" avait remplacé la diphtongue latine "au", au XIVè on écrivait povre,povreté, lorier, toreau. Ceci expliquerait peut-être que sur une carte on trouve écrit "Malau"
Quant au "ô", on sait qu'il remplaçait le "os" : hospital, hôpital.
L'accent circonflexe était la réunion d'un accent aigu et d'un accent grave pour ouvrir la voyelle. En gallois il indique que la voyelle qui en est affectée est longue. La durée d'une voyelle est longue ou brève. Le latin et le grec (classique) en font usage dans leur phonologie. St Malo est né au Pays de Galle, mort en Saintonge.
Mais ces rapprochements sont sans doute hasardeux !

Le 21/09/2014 à 21h36, Archives Vendée £ a écrit :

La graphie Saint-Marc est une erreur évidente. L'intérêt de la question est donc de déceler d'où elle vient, et qui l'a corrigée. Que les cartographes soient de piètres copistes n'est pas leur rendre hommage. Les fautes se multiplient surtout quand la carte devient un produit commercial, décoré d'images flatteuses dans les contours, multiplié en nombre comme l’ont fait particulier les Hollandais d'après des fonds de carte français, avant que des cartes commerciales françaises ne reprennent à leur tour les cartes hollandaises... "Labaya", superbe livre de Patrick de Villepin a fait le tour de la question pour Noirmoutier, un nom qui, pendant des siècles, a été situé sur le continent, tandis que l'île portait un nom imaginaire.

Il est donc toujours intéressant de débusquer le fautif, de même que son correcteur : le premier témoigne de l'à peu près de son travail, le second de sa reprise avec sérieux.

Bien entendu, le fait de trouver une seule mention de Saint-Marc dans un texte autre qu'une carte, demanderait à revoir la question de fond en comble.

Quant à l'adjonction de "du bois", il est également intéressant de la dater. Les Saint-Malô ne sont pas si nombreux qu'on puisse les confondre. Rien ne dit que cette précision n’ait du reste toujours cette valeur distinctive. Elle peut être caractéristique dès l'origine. BernardG85 ne la pense pas antérieure à 1770. Qui dit mieux ?

Le 22/09/2014 à 02h00, le00h20 a écrit :

Le plus ancien registre de catholicité conservé, datant de 1737, indique bien Saint-Malo-du-Bois.
Relever pour le siècle précédent, au dépôt d'archives du diocèse de La Rochelle, les graphies figurant aux procès-verbaux des visites épiscopales.

Le 22/09/2014 à 16h09, MARQUET a écrit :

Aujourd'hui on écrit St Malô avec un accent circonflexe.Par curiosité, j'ai ressorti une carte Michelin de 1938. On y voit St Malo-du-Bois sans accent circonflexe. Sur celles des années 70 on écrit St-Malô-du Bois avec accent.
Doit-on "débusquer le fautif, de même que son correcteur" ? Doit-on considérer que les Services Michelin d'avant-guerre travaillaient dans "l'à-peu près" et ceux des années 70 "avec sérieux" ?
Où est "l'erreur évidente" de la "graphie St Marc" ?
Savez-vous comment on est passé de Sancti Macloti à St Malo ? Pourquoi pas Maclou ( Macutus en latin et Maclovius en celtique. Malo en Gallo et Malou en breton) ?
Des St Malo il y en dans plusieurs départements français. Tous ont ajouté un autre nom, car seul St Malo en Ille et Vilaine retient l'attention. Mais je vous l'accorde votre département est le seul à avoir habillé son "o" d'un accent circonflexe !

Le 27/09/2014 à 09h21, B_Guignard a écrit :

L'erreur qui viendrait d'une mauvaise interprétation calligraphique de la part d'un cartographe recopié ensuite durant un siècle apparaît en effet de plus en plus évidente. Dans les archives en ligne de Vendée, l'abbé Louis Delhommeau, archiviste diocésain mentionne des archives sur " St Malo" dont la plus ancienne date du 4 mai 1573. http://www.archinoe.net/cg85/visu_affiche.php?PHPSID=7b3902244af5ee0f293b3613d9bcc86d&param=visu&page=0 .
Il serait intéressant de consulter les archives auxquelles il a eu accès pour s'assurer qu'il n'a pas lui-même interprété une calligraphie "St Marc" en "St Malo". Mais cela semble peu probable. Les archives en question sont probablement à La Rochelle puisqu'à l'époque, St Malo faisait partie de l'ancien diocèse de Maillezais. (Personnellement je suis à plus de 800 kms, sauf à trouver ces archives en ligne, je ne puis rien faire. Si un lecteur détective se trouve près de la Rochelle ? ...)
Quant à retrouver le fautif qui a noté St Marc au lieu de St Malo, pour l'instant le premier suspect est Pierre Rogier, lieutenant général de la sénéchaussée de Melle auteur de la carte la plus ancienne trouvée (1579). Il serait intéressant de savoir comment ce cartographe travaillait. Je note au passage qu'à cette époque on écrivait souvent en latin (L'archive de la carte mentionne un texte en latin au dos de la carte). Ce qui signifie que les sources écrites de ce Monsieur éduqué étaient probablement en latin et donc St Malo devait s'écrire Sancti Mactoli ... là on s'éloigne de la calligraphie de St Marc qui devait s'écrire Sancti Marcus (ou Marci ?) en latin.
Le premier qui relève l'erreur semble être Pierre Duval en 1689 puisqu'il mentionne : "St Malau" ou "St Marc". Qu'est-ce qui lui a mis la puce à l'oreille ? Là encore, on peut se demander quelles sources utilisaient les cartographes.
Restent les énigmes "-du-bois" et l'accent circonflexe sur le"o". Ces détails semblent plus récents, on peut espérer retrouver des traces. Pour ma part, je suspecte le goût prononcé pour l'écriture parfaite (exacte et esthétique) des instituteurs au XIXème siècle (à partir de la Loi Guizot-1833). Ils devenaient souvent maires ou secrétaires de mairies. Ils avaient une écriture impeccable : on le voit dans les archives d'Etat Civil. Peut-être faudrait-il trouver des archives de délibérations municipales de Saint-Malô-du-Bois au XIXème siècle et y trouver l'arrivée d'un Instituteur à l'écriture parfaite dans les affaires municipales ?
Que d'énigmes malouines !

Le 27/09/2014 à 21h46, Archives Vendée £ a écrit :

Il n'y a aucun doute sur le fait que l'erreur ne soit portée que sur les cartes. D'où l'intérêt de savoir qui l'a introduite, et qui l'a corrigée, tous les autres n'ayant fait que se copier.

Reste à savoir de quand date l’adjonction de « du bois » au nom de la paroisse ou de la commune. Est-ce vraiment pour la distinguer du célèbre port breton ? On ne se posait pas tant de problème au début du XIXe siècle encore. Le premier texte cité par l'abbé Delhommeau est bien de 1573. Les images n'ayant pas de lien pérenne, il faut s'y prendre autrement pour s'y rendre: Mettre "Bois 1573" dans le moteur de recherche.
Maître Thomas de La Haie, prêtre, curé de Saint-Malo, prend part cette année-là à l'assemblée du clergé de Maillezais qui s’est tenue à Poitiers. De fait, la cote de la pièce indiquée par l’abbé, E 4 27/12, est bien identifiée par lui aux Archives de la Vienne et non à La Rochelle. Il s'agit vraisemblablement de la sous-série 4E décrite dans l'état des fonds en ligne des Archives de la Vienne, c'est -à-dire des minutes notariales. Auquel cas, nous sommes après l'édit de Villers-Cotterets qui impose la langue française dans tous les actes, et le texte doit être en français. On y lira sans doute Saint-Malo, sans du Bois, sinon il l’aurait recopié tel quel.

Reste aussi à trouver l'origine de l'accent circonflexe sur le O de Saint-Malô. Cette commune a perdu toutes ses délibérations anciennes. Elles conservent des arrêtés du maire depuis 1838 (en ligne, voir parmi les "Archives numérisées". Le maire de l'époque, met bien un accent circonflexe... mais sur le A de Saint-Malô !

Le 26/10/2014 à 00h18, le00h20 a écrit :

Dans son étude sur les rôles des tailles en Poitou au quinzième siècle, Louis de la Boutetière a bien copié quatre montants d'imposition incombant à Saint-Malo seul (en rajoutant toutefois entre parenthèses à la suite "-du Bois") et ce pour les années 1479, 1480, 1488 et 1490.
In Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest, 2ème série, tome 2, 1878-1879, p. 554 & 555; ou tiré-à-part, Poitiers, 1880, p. 58.

Le 26/10/2014 à 00h27, le00h20 a écrit :

Quant à l'accent circonflexe sur la première voyelle de MALO, ne faudrait-il pas y voir tout simplement une transcription patoisante de la prononciation alors en vigueur tant par le maire que de ses administrés ?

Sait-on si l'église locale était placée, ou l'un de ses autels, sous le vocable de Saint-Marc ?

Le 07/11/2014 à 01h59, le00h20 a écrit :

Dans les "Chroniques paroissiales" -d'après l'abbé Aillery et complétées par l'abbé Hippolyte Boutin- consacrées à Maillezais , on trouve la liste des paroisses et prieurés à la fondation en 1317, du nouvel évêché éponyme.

La localité de Saint-Malo, au doyenné de Saint-Laurent, y est ainsi répertoriée ; S. Maclovii.

Cf. p. 39, t. 5 - Luçon, n°2 - 22 février 1902.

Le 18/01/2015 à 20h56, D. RONDEAU a écrit :

Comme l'a relevé M. Jaunet, sur les cartes les plus anciennes, de nombreuses paroisses sont manquantes - je mentionnerai uniquement Saint-Mars-la Réorthe - ou très mal placées, particulièrement dans le secteur qui nous intéresse (le Boupère mis au N-E de Mouchamps, la Flocellière au N-E de Saint-Michel-Mont-Mercure, etc.). Je rebondis sur ce qu'a dit Mme Marquet car j'y adhère : un « Saint-Marc » peut avoir ponctuellement été écrit à la place d'un « Saint-Mars », peut-être uniquement sur des cartes, même si dans l'esprit de tous le saint patron de la paroisse demeurait alors bien Saint-Médard.

« Il faut aussi signaler que certaines communes qualifiées par «Saint Marc», ont également Saint Médard pour patron, et non Saint Marc, l’évangéliste. »
http://www.chalosaintmars.fr/cities/664/documents/5q7i8x5nu482yjl.pdf

Sur la carte « Le Poitou et le pays d'Aunis » par Nicolas de Fer, 1737, je constate que, certes, Saint-Malo est enfin placé au bon endroit, mais désormais, Saint-Marc semble déplacé en lieu et place de Saint-Mars-la-Réorthe au même moment que (encore merci Mme Marquet) Saint-Mars-des-Prés devient également « Saint-Marc » près de Chantonnay… Or, la fameuse paroisse de Saint-Mars-la-Réorthe était pourtant enfin assez bien dénommée et bien positionnée, depuis au moins 1732, sur la carte de la province de Poitou et le pays d'Aunis. Les deux bourgs dont le début des noms est proche sont distants de moins de 10 km, ce qui est très peu en comparaison de l'imprécision des anciennes cartes qui ont donc pu à la fois omettre Saint-Malo-du-Bois et à la fois y positionner à la place Saint-Mars-la-Réorthe et l'appeler à cette occasion « Saint-Marc ».

Le 18/01/2015 à 21h20, D. RONDEAU a écrit :

Oups! Pourquoi ai-je confondu Ouest et Est? Lire SVP ci-dessus dans la parenthèse: "le Boupère mis au N-Ouest de Mouchamps, la Flocellière au N-Ouest de Saint-Michel-Mont-Mercure, etc."

Le 19/02/2015 à 20h00, MARQUET a écrit :

A l'inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790, tableau alphabétique des Paroisses du Bas-Poitou, on lit :
"St Médard des Prés autrefois Saint Mars des Prés.
"Il y avait deux St Mars des Prés alias St Marc, l'un près de Chantonnay que l'on "appelait quelques fois St Mars en Puybéliard (Voir Almamach provincial du "Poitou pour 1789 p.136 subdélégation de la Chataigneraie) et l'autre près de "Fontenay, désigné aujourd'hui sous le nom de St Médard. C'est ce dernier que "nous avons cru devoir rattacher à défaut de renseignements plus précis aux "sénéchaussées de Fontenay et Vouvent."

Le 20/02/2015 à 16h08, D. RONDEAU a écrit :

L'hypothèse que je privilégie, déjà judicieusement évoquée par « BernardG85 » serait simplement qu'un cartographe ne connaissant pas l'existence du saint catholique Malo, ait malencontreusement pris le o final de ce petit prénom pour un c et en ait déduit que l'avant dernière lettre ne pouvait logiquement être qu'un r mal tracé. Et cette erreur initiale a été ensuite recopiée sur d'autres cartes postérieures.
Un autre possibilité serait un mauvais positionnement de Saint-Mars-la -Réorthe sur les cartes les plus anciennes.
Une dernière hypothèse – celle qui nous semble la moins probable - serait que les cartes les plus vieilles encore consultables soient elles mêmes des copies de cartes plus anciennes, perdues, qui mentionnaient l'existence d'une paroisse disparue à la fin du Moyen-Âge ou ayant changé temporairement de nom. A titre d'exemple je mentionne le texte, assez énigmatique, paru dans le « Patrimoine des Communes vendéennes », 2001, éditions Flohic, p. 591, dans l'historique d'introduction à la commune qui nous intéresse : « les premières traces d'occupation remontent aux aveux de la baronnie de Mortagne, à Thouars, du 15 mars 1414, où il est question d'Aimé du Perché, écuyer, seigneur de Saint-Malô, ayant son logis au lieu-dit La Garenne, dont aucune trace n'a subsisté. Au XVIe siècle, la châtellenie est une paroisse, la cure étant à la présentation du baron, devenu seigneur du Puy-du-Fou par alliance matrimoniale. » Donc, la paroisse que j'appelle « de la Garenne » est-elle celle qui aurait été déplacée à l'emplacement actuel du centre bourg de Saint-Malô (ou bien y était-elle même déjà positionnée) ou alors les deux paroisses ont-elles temporairement coexisté et, surtout dans ce dernier cas, qui était donc le saint patron de « la Garenne » ?
De même, pour refermer cette dernière hypothèse, toujours au nord des Epesses, et cette fois à environ 4 km du bourg actuel de Saint Malô-du-Bois, quelqu'un sait-il quel saint pouvait être particulièrement honoré au village de Bourg-Bérard (dommage que le nom ne soit pas ...« Bourg-Médard ») ?
http://www.ouest-france.fr/archeologie-un-village-medieval-decouvert-au-puy-du-fou-3113727

Le 21/02/2015 à 13h49, MARQUET a écrit :

Selon le Martyrologe romain, il y a deux St Bérard.
Un évêque des Abbruzes qui luttait contre la simonie, pour la discipline du clergé et la protection des pauvres, mort en 1130.
St Bérard et ses compagnons franciscains envoyés par St François d'Assise annoncer l'évangile du Christ aux musulmans, décapités le 16/1/1220 à Marrakech par le Sultan. Canonisés en 1481 par Sixte V.

Le 30/12/2016 à 10h43, RONDARD a écrit :

Sur la carte de l'évêché de La Rochelle, les positions des sites est très approximative, voire fantaisiste. La confusion est probable: St Marc peut être St Mars la Réorthe et St Martin Lars peut être le St Malo du Bois actuel. St Martin Lars (près de St Hermine) est trop loin. Quoique joli, ce document n'est pas fiable.

Le 06/01/2017 à 14h14, Marquet a écrit :

On peut se moquer de la fantaisie et du manque de fiabilité des cartes de ces siècles passés. Mais au XXI ème siècle on lit sur les journaux que google earth met le Mont St Michel en Vendée et que l'église de Thiré est sise à Ste Hermine ! Un peu d'humilité ne nous ferait pas de mal !

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