L@boratoire des internautes

De justes noces très suspectes en 1717 à Commequiers !

Entre janvier et juillet 1717, une quinzaine d’alliances sont célébrées à Commequiers entre des personnes venant de régions aussi éloignées que le Limousin, le Périgord, le Bourbonnais, l’Orléanais, la Champagne, la Bourgogne, le Perche, la Picardie, l’Artois. Très curieuse attraction de cette modeste paroisse… 

  

Mais, pourquoi donc, le curé Ayrault, de la paroisse de Commequiers, administre-t-il ainsi autant de mariages à des étrangers à la province ? 

  

Malheureusement, les lacunes du registre paroissial entre 1698 et 1716 et entre mars 1720 et 1736, ne permettent pas de savoir depuis quand on vient ainsi convoler en justes noces à Commequiers. 

  

Disposez-vous d’informations sur Jean-Dominique Ayrault ce curé ? 

  

L’auteur du Fichier du clergé vendéen l’a oublié. Il l’a pourtant cité trois fois dans le Fichier historique du diocèse de Luçon (paroisse de Commequiers, vues 52, 54 et 55). C’est que notre curé marieur a été appelé deux fois de suite par son évêque, en 1717et en 1718, à suivre une formation soutenue de six mois au séminaire…avant d’être mystérieusement condamné ! 

  

Y a-t-il un rapport avec ces mariages ? 

  

Parmi les jeunes mariés, connaissez-vous les motivations de certains d’entre eux ?  


Date de publication : 26 décembre 2011

Auteur du billet : P. Jaunet

Liste des commentaires

Le 26/12/2011 à 22h35, NGIRARD a écrit :

j'ai trouvé cette information sur un site d'histoire
Le curé de Commequiers, en Vendée, fut, lui aussi,condamné aux galères, mais par contumace, le 30 juillet 1723, par le Présidial de Poitiers. Lui aussi aurait marié de "nouveaux convertis" de toute la France.
Apparemment il n'etait pas le seul a avoir ete condamné a cette époque pour ce "crime" :En 1731, Arthus Deguip, curé de St-Léger en Pons, est condamné aux galères. Son crime : avoir uni 13 couples de protestants.

Le 29/12/2011 à 12h00, Archives Vendée ~ a écrit :

Bravo pour ces renseignements qui expliqueraient effectivement les multiples mariages d’étrangers à Commequiers en 1717.
Merci de préciser les coordonnées du site d’où proviennent ces informations.
Le jugement du Présidial de Poitiers prononcé à l’encontre de Jean-Dominique Ayrault devrait nous en dire plus, à condition de le retrouver.
Qu’est devenu ensuite l’abbé Ayrault ?

Le 31/12/2011 à 17h04, JOUANNEAU a écrit :

dans son ouvrage "Etude sur l'histoire du protestantisme dans le canton de st gilles croix de vie des origines à 1787" René CARSAC écrit sous le titre "CONDAMNATION DU CURE DE COMMEQUIERS" :"Le 23 août 1721, sur plainte de l'official de Luçon, un décret de prise de corps est lancé contre Dominique Ayrault, curé de Commequiers. celui-ci est accusé d'avoir célébré des mariages clandestins sans avoir observé les formalités prescrites, et de gens qui n'étaient pas de ses paroissiens. Le présidial le condamna, par contmace, le 30 juillet 1723; aux galères à perpétuité. La sentence sera exécutée en zffigie dans un tableau, place st Nicolas et Royale à Poitiers. Le contumace fait appel le 12 août 1723."
Il serait intéressant de se procurer le jugement du présidial de Poitier de 1723. Si vous en avez la possibilité, je suis également preneur.

Le 31/12/2011 à 17h05, JOUANNEAU a écrit :

dans son ouvrage, René CARSAC, mentionne également la présence de Temple non seulement au Verger de St Christophe que doit connaître Philippe Jaunet , mais aussi à la Morinière de Commequiers, dont la durée ne fut que de quelques mois et dont on ne connait aucun acte qui auraient pu y être rédigés, tout comme celle de Rié.

Le 01/01/2012 à 17h56, NGIRARD a écrit :

c'est dans cet article sur Histoire passion : http://www.histoirepassion.eu/spip.php?article931, que j'ai retrouvé l'information

Le 02/01/2012 à 16h16, jouanneau a écrit :

il faut aussi mentionner le refus de l'évêque de signer le registre lors de sa visite cf bms de commequiers sept 1673-1764 fin vue 66 et début vue 67.

Le 07/01/2012 à 17h27, L. Mazoué a écrit :

sur "le musée du désert" (en ligne), généalogie des protestants, AYRAULT Dominique est cité dans " les galériens protestants ":
ce "musée du désert" possède peut-être des informations complémentaires, archives, livres......

Le 08/01/2012 à 14h47, Donat a écrit :

Le site Histoire et Passion, signalé plus haut par N Girard (http://www.histoirepassion.eu/spip.php?article931 ) a donné une clef de compréhension des particularités et des ennuis subséquents de ce curé de Commequiers. Voilà donc plusieurs cas de mariages de complaisance accordés à des protestants, mais notre curé de Commequiers se situe très avant les autres. Complaisance ou tolérance ? Telle est bien la question posée désormais, à deux ans de la mort de Louis XIV, et en pleine effervescence religieuse.
Rien ne dit en effet que le curé Ayraud ait été tolérant. Et s’il avait été, à Dieu ne plaise, tout simplement vénal ? L’explication aurait le mérite de la simplicité.

Espérons qu’il s’agisse effectivement de tolérance, mais on ne peut la voir avec nos yeux modernes, habitués à l’indifférence religieuse : ce curé agit-il tout simplement par pitié, ou mieux par charité ?

Le 08/01/2012 à 14h50, Donat (suite) a écrit :

Et si tolérance il y a, comment comprendre qu’un prêtre délivre un sacrement à quelqu’un hors de l’Eglise (catholique), s’il croit à ce qu’il fait ?

Du reste, pourquoi ces protestants, qui cherchaient à conserver leur foi propre à grand risque, auraient-ils accepté de recevoir un sacrement de ce prêtre plutôt que d'un autre ?

Ces protestants ne recherchaient vraisemblablement qu’une chose : pouvoir légitimer leurs enfants, pouvoir tester, donc disposer d’une pièce légalisant leur union, soit un acte de mariage, ce que seul un prêtre catholique pouvait leur fournir. Et s’ils vont chercher ce dernier au loin, ce n’est sûrement pas pour lui demander une bénédiction. L’acte a dû être rédigé à la sacristie, mais sans être accompagné d’aucune formalité religieuse.

Le dossier du procès du curé Ayraud subsiste-t-il aux Archives de la Vienne ? Il aurait été condamné aux galères par le Présidial de Poitiers, mais par contumace, le 30 juillet 1723.

Le 16/01/2012 à 19h20, Gloria Godard a écrit :

Condamné par le Présidial de Poitiers, c'est chez moi ça ! Je regarderai aux ADV si je vous trouve quelque chose. Echéance fin de semaine.

Le 20/01/2012 à 15h31, Godard gloria a écrit :

Bonjour à tous, le procès du curé Ayrault au Présidial de Poitiers est en ligne !
https://picasaweb.google.com/105441273280732128328/ProcesAyraultCureDeCommequiersPresidialDePoitiers30Juillet1723?authkey=Gv1sRgCJ-rz7iIptyayAE

Le 22/01/2012 à 18h01, Sorgius a écrit :

Bonjour.
Permettez-moi de me faire "l'avocat du diable" (vilain terme): Ce brave curé bien que condamné par la justice de cette époque, aurait-il pu être sincère, avoir éventuellement agi sur ordre ? Quelqu'un saurait-il ce que signifient les annotations et les chiffres en marge desdits mariages(p.50-65/415).Page 63, René G. Baudry d'Asson épouse Dame Gabriel Ayrault...homonyme du curé Ayrault (lien de parenté ?). Qui était en 1717 évêque de Luçon, svp ?
Merci pour vos réponses.

Le 27/01/2012 à 13h40, Jef Morit a écrit :

Bonjour à tous.
Je voulais juste remercier gloria pour le travail effectué, vraiment formidable !

Le 30/01/2012 à 14h44, Donat a écrit :

Sorgius se demandait ce que signifient les chiffres notés en marge des actes. Il est curieux qu’ils se trouvent systématiquement en face d’actes de mariage et non d’autres. Ce sont des comptes qu’il faudrait tous vérifier et comparer pour s’assurer qu’ils ont éventuellement un rapport avec les actes, et qu’ils ne relèvent pas tout simplement de l’utilisation de la place libre en marge des actes. Ce serait certes montrer bien peu de respect pour le registre. Ou bien a-t-on fait des calculs au cours du procès ? Ce qui supposerait que le registre a été saisi un temps par la justice, comme pièce à conviction ?

L’évêque de 1717 est Mgr de Lescure. On note son visa en marge du registre, sur les vues 66 et 67 : « visé le présent registre contenant 25 feuillets, … dans le cours de notre visite à Commequiers le 25 septembre 1717, sans rien approuver de tout ce qui est contenu dans ledit registre, contraire aux déclarations du roi et à nos ordonnances. Jean-François, évêque de Luçon. »

Le 30/01/2012 à 14h46, Donat a écrit :

http://www.calameo.com/read/0007640367841d41cdbbf
Je propose ci-dessus une transcription faite à la volée, et sans relecture attentive, des actes judiciaires relatifs au curé de Commequiers conservés dans les dossiers du présidial de Poitiers, aux Archives de la Vienne. Nous avons eu la chance d’en disposer grâce à Gloria Godard. Il n’y est jamais question de protestants, et les crimes reprochés au curé Ayrault semblent n’être que des contraventions aux formalités du mariage, ayant caché ou favorisé des rapts par séduction, des concubinages, des mésalliances imposées aux familles, etc. Il n’est jamais question d’avoir accordé un sacrement à un non catholique. Peut-on malgré tout imaginer des mariages clandestins de protestants, comme suggéré sur le site Histoire et Passion (http://www.histoirepassion.eu/spip.php?article931) ?

Le 17/03/2012 à 23h22, Gloria Godard a écrit :

Je découvre avec retard vos réponses et la transcription proposée par Donat. Je suis ravie d'avoir pu contribuer à éclaircir le mystère du curé Ayrault ! Au plaisir d'une autre enquête d'achives participative entre nos deux régions ! Amicalement à tous.

Le 30/07/2012 à 20h40, Pierre Rolland a écrit :

M. Pierre Rolland, auteur d'un article sur" les galériens protestants, et condamnés pour aide aux protestants", paru en début d'année dans le n°158/1 du "Bulletin de la Société de l'histoire du protestantisme français", a relevé six prêtres parmi les galériens recensés.
Interrogé au sujet de Dominique Ayrault, voici ce qu'il en dit :

"Je puis vous donner l'assurance formelle que Dominique Ayrault, bien que condamné, n'a pas été aux galères. Il ne figure pas en effet sur les registres où chaque galérien était inscrit (pour mes recherches sur les galériens protestants j'ai été obligé de faire une table générale des noms de galériens, et n'y figure qu'un Ayrault, prénommé Pierre, de la Chaise évêché de Poitiers, 18 ans condamné en 1726 pour faux-saunage). Rien non plus dans les orthographes proches (Airaut, Heraud, Herault, etc). Ni mort en route à la chaîne, ni évadé ou libéré en route (ceux-ci étaient inscrits au registre).

"Sur les six prêtres retrouvés aux galères en rapport avec les affaires protestantes, le premier en 1686 avait aidé des protestants a quitter la France, dans l'Aisne (probablement moyennant finances), condamné à vie.

"Le 2e en 1696 condamné par le parlement de Bordeaux pour "Crime d'assemblées illicites, mariages clandestins, supposition de noms et autres excès " condamné à 3 ans et libéré presqu'immédiatement (j'ai encore un doute sur le fait que ce soient des protestants qu'il ait mariés vu la légèreté de sa condamnation)

"Le 3e, en 1700 pour "Assemblées illicites, mariages clandestins par lui faits entre nouveaux convertis" . (cond. du Parlement de Bordeaux, "sans dire le temps", il est libéré en 1700).

"Le 4e en 1715 "Pour avoir contrevenu aux ordonnances royaux et formes prescrites par l'Eglise dans l'imposition des bénédictions nuptiales aux nouveaux convertis et autres" condamné à vie par le parlement de Bordeaux.

"Le 5e en 1738 "a fait divers mariages de religionnaires sans observer les formalités prescrites par les lois de l'Eglise et de l'Etat et en avoir délivré des certificats de célébration sans que les parties se soient présentées devant lui", condamné à 9 ans par l'intendant de la Rochelle, avec cette mention en marge "ce forçat doit toujours être tenu à la chaîne sur la galère en sorte qu'il ne puisse s'en sauver et n'être point libéré à l'expiration des neuf années portées par la condamnation suivant la lettre, etc", ce qui ne l'empêcha pas d'être libéré en 1744 !

"Le 6e en 1746 "pour avoir épousé des gens de la religion" est condamné à vie à la Rochelle, mais relâché avant d'être arrivé aux galères.

"Malheureusement je n'ai pu encore rechercher les pièces des procès qui seules auraient peut-être permis de savoir si ces prêtres agissaient pour des raisons financières ou non."

Le 01/08/2012 à 09h44, Archives Vendéee £ a écrit :

Notre curé "vendéen", condamné par contumace, aurait donc bien échappé aux galères.

Cinq des six prêtres identifiés par M. Rolland ont bien été condamnés pour avoir marié des protestants. C'est moins sûr du sixième, dont la peine est trop légère, et dont le motif de sa condamnation ne précise justement pas qu'il ait marié des protestants. La condamnation du curé de Commequiers ne le dit pas non plus. Voilà qui militerait contre un mariage de protestants dans son cas. Reste peut-être à le prouver en allant vérifier, dans leurs diocèses d'origine, la situation des mariés.

Reste aussi à tenter de comprendre le motif de ce prêtre. Ne s'agissait-il que de l'appât du gain ? N'avait-il pas d'autres moyens moins compliqués et moins dangereux pour se faire de l'argent ? Et si ce n'est pas cela, comment arriver à déceler, à cette date, une capacité à la tolérance à ce point subversive ? Elle ne concernerait pas, ou pas seulement, des protestants, mais des jeunes gens et des jeunes filles en rupture avec leurs familles.

Le 01/08/2012 à 09h52, Pierre Rolland a écrit :

Précision : seulement quatre des six prêtres, l'un ayant été condamné pour avoir aidé des religionnaires à sortir de France (pour cela en Languedoc à cette époque il aurait risqué la peine de mort comme guide !).

Suivant les provinces, les juridictions et bien sûr les époques, les peines pouvaient beaucoup varier ... Je ne vois pas bien pourquoi, si ce curé de Commequiers avait été condamné pour avoir marié des religionnaires, cela n'aurait pas été dit clairement (circonstance probablement aggravante).

J'ai trouvé aux archives de l'Hérault (je n'ai pu encore retrouver la référence), une information contre plusieurs personnes qui faisaient venir parfois de très loin en Haut Languedoc les nouveaux convertis pour leur vendre les attestations de catholicité, mariage ou baptêmes catholiques, avec la complicité rémunérée d'un vieux curé de plus de 80 ans, dans les années 1720 si ma mémoire est bonne, et aucun d'eux n'a fini aux galères ! Mais ces cas-là me semblent rares, et il faudrait une étude systématique dans les archives judiciaires d'Ancien Régime pour les quantifier. La grande majorité des prêtres galériens (je n'ai pas fait de comptage, mais rares sont les années où il n'y en a pas, ce qui fait quand même des nombres très faibles ), le sont pour avoir séduit leurs paroissiennes, crime qualifié souvent joliment d' "inceste spirituel".

Une phrase est ambigüe dans la condamnation d'Ayrault : ... "mesmes au préjudice des oppositions et entre parents qui n'étaient point ses paroissiens, concubinage et scandale publique " : ces derniers mots peuvent concerner aussi bien les paroissiens que le curé lui-même !

La photo 4 du dossier en ligne (https://picasaweb.google.com/105441273280732128328/ProcesAyraultCureDeCommequiersPresidialDePoitiers30Juillet1723?authkey=Gv1sRgCJ-rz7iIptyayAE) nous apprend que le curé Ayrault a fait appel (après s'être rendu à la justice ?) .

Le procès en appel n'a pu être retrouvé ?

Le 14/03/2013 à 19h03, le00h20 a écrit :

Des faits similaires survinrent à la toute fin du XVIIème s. au diocèse d'Orléans. Le curé de Nids (auj. hameau de Tournoisis) se complaisait à légaliser les unions de protestants monneyant ses certificats de mariage.
Embastillé en 1700, cette affaire de l'abbé Bernard de La Serre (Vieilleségure c.1644 - Toulon, hôpital du bagne, 1707 ou 1709) a été étudiée par Gabrielle Loison, in 'Cahiers du centre de généalogie protestante', n°9 (1ère partie), pages 235-244 & n°10 (2nde partie), pages 261-266.

Le 24/03/2013 à 21h58, Archives Vendée £ a écrit :

Pierre Rolland l'avait bien vu en août : il est curieux qu'il ne soit pas fait mention de mariages de protestants dans la condamnation, et de plus le curé de Commequiers a fait appel. N'y a-t-il personne résidant près des Archives de la Vienne pour vérifier s'il y a bien une suite ?

Le 02/04/2013 à 17h31, RIVIERE Jacques a écrit :

Contrairement à ce que Philippe Jaunet notait en 2011 (voir sa première remarque), il y a bien une fiche au nom de Jean-Dominique Ayrault dans le fichier de l'Abbé Delhommeau qui le situait curé de Commequiers de 1704 à 1737, sans autre précision hélas.

Le 02/04/2013 à 20h36, RIVIERE Jacques a écrit :

(suite) Mais en fait, il y a à partir de 1724 un curé Louis ARGNAUDEAU qui arrive de La Garnache et décède à Commequiers en 1748. Alors il est probable que la carrière de Jean-Dominique Ayrault se soit arrêtée avant 1724 à Commequiers.

Le 03/04/2013 à 14h44, Archives Vendée £ a écrit :

Le fichier du clergé de l'abbé Delhommeau, désormais repris dans le dictionnaire biographique des Vendéens, qui est en ligne, comprend effectivement une erreur : le curé Ayrault n'a pas été en poste à Commequiers jusqu'en 1737, mais il en était bien déjà parti vingt ans plus tôt. Sa carrière semble s'être arrêtée peu après la visite de son évêque, qui lui a du reste fait subir deux séjour au séminaire, puis en tout cas après cette très étonnante condamnation aux galères. On pouvait penser qu'elle est due à la distribution de certificats de mariage à des protestants, sauf que, finalement, cette action qui aurait été un crime à l'époque, n'est jamais mention née explicitement.

Le 01/08/2014 à 01h11, le00h20 a écrit :

Jean Renaud, écroué à Fontenay-le-Comte dans les années 1720, a fait l'objet d'un mémoire du prévôt général de la Gestière, à propos des mariages parmi les protestants du haut-bocage qu'il avait célébré sous le nom d'emprunt de François Cartier, aumônier des vaisseaux du roi.

Cf. Archives du département de la Vienne, C54 [cote ancienne]

Le 02/08/2014 à 16h17, Archives Vendée £ a écrit :

Extraordinaire révélation qui se rapproche de notre cas (encore que nous n'avons toujours pas la preuve que le "crime" concernait le mariage de protestants).
Ce Jean Renaud ne paraît pas connu du fichier du clergé vendéen (9000 occurrences des origines à 1950), compris dans le dictionnaire biographique des Vendéens en ligne sur ce site. En sati-on plus sur son identité, ses lieux d'exercice (l'aumônerie des vaisseaux en fait peut-être un prêtre gyrovague), et surtout le ressort de haut-bocage touché par sa pratique ?

Le 03/08/2014 à 01h25, le00h20 a écrit :

Ce Renaud est dit natif de Preilles.
Il fit amende honorable à Mouchamps le 13 décembre 1727, dans cette localité -comme dans celles du Boupère, de Monsireigne, Pouzauges, Saint-Jouin de Milly, Saint-Prouant il est fait état de ces unions dont "douze bien connus dans la paroisse de Mouchamps, dont les hommes ont ésté entendus et quelq'unes des femmes, ils ont rapportés les originaux des prétendus actes d'épouzailles, signé Jean-François Cartier, quoyque fait par Renaud ce quy se peut prouver tant par tesmoins que vérifiscattion d'escrittures".

Le 20/04/2016 à 10h34, jean-paul yvon a écrit :

Bonjour à tous,

Je découvre tardivement ce sujet qui est pourtant fort intéressant. J'ai commencé quelques recherches pour me faire une opinion:

Le 15/05/1717 (vue 9/049), le curé de Commequiers célèbre le mariage de Joseph DUVERGER natif de Féron dans le Nord et de Marie DIRIT native de Lanty dans la Nièvre

Dix jours plus tard, on trouve la réhabilitation de ce même mariage à Challans, le 25/06/1717 ( vue 159/160).
Cela aurait tendance à prouver au moins la bonne foi du couple qui devait suspecter la validité de celui célébré par le curé de Commequiers, mais pourquoi? A noter qu'à Challans tous les témoins à la réhabilitation sont des ecclésiastiques et que le curé qui le célèbre se dit docteur en théologie.

Il me paraît difficile d'imaginer que le mariage de ce couple était illégitime pour quelque cause que se soit…

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